Surface du quotidien : la pelouse en Amérique
16 juin au 8 novembre 1998, Grandes salles, salle octogonale et vitrines
expositions
« La pelouse a servi à unifier le paysage américain au même titre que le réseau des autoroutes Interstate. » – Michael Pollan
Télécharger le communiqué de presse
Surface du quotidien : La pelouse en Amérique montre la pelouse comme symbole de la vie domestique, espace public de représentation, agent économique et icône de l’Amérique. Les pavillons des lotissements de banlieue, les sièges d’entreprise établis en milieu suburbain et la Maison Blanche ont une chose en commun : tous ces bâtiments sont entourés d’une pelouse – une parcelle de « nature » soigneusement aménagée, exposée à la vue de tous et se prêtant à une multitude d’usages et d’interprétations.
Les objets et documents présentés dans l’exposition incluent notamment des tondeuses « de l’ère spatiale », des ornements de jardin, des photographies stéréoscopiques de « zones frontalières » entre pelouses, des extraits de films donnant une large place au gazon (tel Blue Velvet), des extraits de reportages télévisés de marches de protestation sur les pelouses du Mall à Washington, des chaussures de sport munies de crampons conçus à partir de technologies de pointe et des mottes de gazon breveté.
Surface du quotidien est la cinquième et dernière exposition de la série Le siècle de l’Amérique, laquelle permet de poser un regard neuf sur divers aspects fondamentaux de la culture architecturale de l’Amérique moderne : ses promesses et ses déceptions, ses origines et ses ramifications, son influence marquante dans le monde. Les autres expositions de la série s’intitulent Scènes de la vie future : L’architecture européenne et la tentation de l’Amérique, 1893-1960 (1995); Frank Lloyd Wright : Inventer un paysage américain, 1922-1932 (1996); Frederick Law Olmsted en perspective : Photographies de Robert Burley, Lee Friedlander et Geoffrey James (1996); et L’architecture du réconfort : Les parcs thématiques de Disney (1997).
Conçue par la firme d’architectes new-yorkaise Diller + Scofidio, l’exposition est organisée par Beatriz Colomina, Elizabeth Diller, Alessandra Ponte, Ricardo Scofidio, Georges Teyssot et Mark Wigley, avec la collaboration de Mark Wasiuta et Gwynne Keathly.
Une publication de 202 pages, parue en anglais, accompagne l’exposition. Réalisée sous la direction de Georges Teyssot, elle réunit des essais signés par Teyssot, Monique Mosser, Thérèse O’Malley, Alessandra Ponte, Virginia Scott Jenkins, Beatriz Colomina, Mark Wigley, ainsi qu’un texte et un projet de graphisme de Diller + Scofidio.
Surface du quotidien a également été présentée au Contemporary Arts Center, à Cincinnati (du 4 avril 1999 au 7 juin 1999) et au Museum of Art, à Fort Lauderdale (du 3 septembre 1999 au 2 janvier 2000).



