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La nature recomposée

L’histoire de l’humanité peut être ramenée à une histoire des activités organisées sur le territoire, que celui-ci soit considéré comme une entité écologique complexe, comprenant des êtres animés et des choses inanimées, ou comme une surface vierge sur laquelle imprimer des systèmes et des formes efficaces. Si un lieu regorge de richesses cachées, il suffit alors de les extraire sous forme de paysages particuliers et de matériaux utilisables. Une telle ordonnance du monde en lieux naturels et leur contrepartie constitue un acte fondateur, et représente peut-être la plus radicale des activités architecturales.

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Rendre à l’homme sa propre terre

Maquettes de George Ranalli

Le rapport révolutionnaire établi entre bâtiment et paysage, conçus ensemble selon des idéaux américains particuliers, est au centre de Frank Lloyd Wright : Inventer un paysage américain, 1922-1932. Avec cette exposition, le CCA reconstitue cinq projets visionnaires qui ne devaient représenter rien de moins qu’un nouveau paysage, intégrant sur une vaste échelle terrain, architecture et automobile.

David G. De Long note que « Wright a modelé le terrain comme un parent élève son enfant, non pour supprimer ses qualités naturelles, mais pour les éveiller et les mettre en valeur ». Un des aspects les plus stimulants de l’exposition réside ainsi dans la découverte de la méthode qui lui servait à dégager la structure sous-jacente du paysage afin de révéler la beauté de ses éléments géométriques. Ses bâtiments ne se font pas uniquement l’écho du paysage, ils contribuent à le modeler et à l’unifier. Datant de 1923, le premier projet est la représentation spéculative d’un lotissement de banlieue à Doheny Ranch, étroit lopin de terre tout en longueur situé au pied des monts Santa Monica, dans ce qui est aujourd’hui Beverly Hills. À l’été de 1923, Wright s’engage dans une deuxième entreprise spéculative, concernant cette fois une colonie de vacances située dans la baie Emerald, à Lake Tahoe en Californie. Le troisième des projets de Wright, conçu en 1923-1924, consiste en un ensemble résidentiel pour le magnat de l’assurance, A.M. Johnson. Il devait être construit le long de Grapevine Canyon, au-dessus de l’extrémité nord de la Vallée de la Mort. Le Gordon Strong Automobile Objective (1925), conçu pour le sommet de Sugarloaf Mountain, au Maryland, s’inspire pour la forme et la fonction du mouvement d’une automobile traversant un paysage. Des cinq projets de l’exposition, c’est celui de San Marcos in the Desert (1928-1929), un complexe hôtelier à proximité de Chandler, en Arizona, qui passa le plus près d’être réalisé. La commande venait d’Alexander J. Chandler et aurait résulté en une station de villégiature de grand luxe.

“L’architecture est le triomphe de l’imagination humaine sur les matériaux, les méthodes et les hommes, afin de rendre à l’homme sa propre terre.”
—Frank Lloyd Wright, 1930

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