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En énonçant « perdre le pouvoir » comme titre et injonction, nous espérions recevoir de la part des contributeur·ices invité·es des éloges de la faiblesse comme façons d’agir en architecture. Nous pensions que de ce « devenir faible » pouvait émerger des attitudes de conception informelles, plus agiles et délestées du statut de l’auteur·e architecte. Un mode mineur, qui(...)
Plan L**** 206 : Perdre le pouvoir
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En énonçant « perdre le pouvoir » comme titre et injonction, nous espérions recevoir de la part des contributeur·ices invité·es des éloges de la faiblesse comme façons d’agir en architecture. Nous pensions que de ce « devenir faible » pouvait émerger des attitudes de conception informelles, plus agiles et délestées du statut de l’auteur·e architecte. Un mode mineur, qui laisserait de côté la gloire des concepteur·ices pour des récits nouveaux, circonstanciés et sans héro·ïnes. Ce n’est pas ce qu’il s’est passé. Ou du moins cette nouvelle diplomatie du projet et ses quelques conclusions hâtives se retrouvent par bribes, disséminées dans les textes, au détour d’un récit de projet, d’expériences militante et pédagogique, de considérations historiques. Ce que partage l’ensemble des contributions est d’énoncer l’architecture, au sens le plus élargi du terme, de l’objet au territoire, comme site de reconfiguration permanente des enjeux de pouvoir. Ce pouvoir qui se trouve qualifié selon les circonstances, de normatif, d’institutionnel, de néolibéral, de colonial, de sexiste, de raciste, de spéciste… L’architecture, celle que l’on pratique ou que l’on conçoit, y est décrite comme un terrain de luttes souvent invisibles, cachées dans les faits architecturaux les plus anodins, toujours baignées de politique, quand bien même elle se présente sans atours et triviale.
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En considérant l’histoire académique de l’architecture, une peinture sert toujours d’argument d’autorité pour expliciter un courant, un moment. En un coup d’œil, la peinture résume. Elle dépasse son contexte d’émergence et devient ce que d’aucuns en veulent. L’historiographie apprécie ces accointances géné- rationnelles entre les architectes et les peintres. Les travaux y(...)
Plan L**** 208: Assembler le radeau
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En considérant l’histoire académique de l’architecture, une peinture sert toujours d’argument d’autorité pour expliciter un courant, un moment. En un coup d’œil, la peinture résume. Elle dépasse son contexte d’émergence et devient ce que d’aucuns en veulent. L’historiographie apprécie ces accointances géné- rationnelles entre les architectes et les peintres. Les travaux y deviennent les témoins d’une affinité tant amicale, théorique et sociale. L’effet de loupe d’un détail ignoré, d’une anecdote, prend alors la vigueur de tout ce qui passe à travers cette appropriation. Inaugurant les catalogues des expositions marquantes, ces reproductions convoquent de nouveaux imaginaires, souvent en réaction à la période précédente. Les formats et la facture des tableaux disparaissent. Seule demeure une petite vignette. Elle illustre les propos de l’auteur·ice et donne une clé de lecture aux projets de la publication qu’elle précède.
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En matière d’architecture, la « propriété privée » instaure une coupure pour se priver du monde et priver le monde d’une de ses parts. Concept juridique fondamentalement contradictoire, la propriété revêt un caractère absolu qu’il s’agit de relativiser, de limiter, et de circonscrire, dans le même moment. Mur, clôture, haie, ou simple signe, les formes architecturales de(...)
Plan L**** 209: Limites de propriétés
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En matière d’architecture, la « propriété privée » instaure une coupure pour se priver du monde et priver le monde d’une de ses parts. Concept juridique fondamentalement contradictoire, la propriété revêt un caractère absolu qu’il s’agit de relativiser, de limiter, et de circonscrire, dans le même moment. Mur, clôture, haie, ou simple signe, les formes architecturales de propriété se manifestent en bordure pour en instaurer le contour et instituer le domaine. Ce sont ces limites de propriété, physiques et juridiques, sources de conflits et d’inventions qui sont les protagonistes récurrentes de ce numéro.
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Plan L**** 213 : inhabitable
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Neuf mètres carrés, une hauteur sous plafond au moins égale à 2,20 mètres, soit un volume habitable au moins égal à 20 mètres cubes, clos et couvert, protégé contre les infiltrations d’air parasites, des garde-corps en état conforme à leur usage ; les équipements d’électricité, de gaz, de chauffage et de production d’eau chaude conformes aux normes, un éclairement naturel(...)
Plan L**** 213 : inhabitable
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Neuf mètres carrés, une hauteur sous plafond au moins égale à 2,20 mètres, soit un volume habitable au moins égal à 20 mètres cubes, clos et couvert, protégé contre les infiltrations d’air parasites, des garde-corps en état conforme à leur usage ; les équipements d’électricité, de gaz, de chauffage et de production d’eau chaude conformes aux normes, un éclairement naturel suffisant. Selon le décret n°2002-120 du 30 janvier 2002 relatif aux caractéristiques du logement décent pris pour l’application de l’article 187 de la loi n°2000-1208 du 13 décembre 2000 relative à la solidarité et au renouvellement urbains, voilà ce qui définit un logement décent. Beaucoup ne répondent pas à ces prétendus critères objectifs.
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Le langage de l’architecture post-moderne (1) s’ouvre sur une image de destruction qui hante encore. On voit les bâtiments de Pruitt-Igoe conçus par Minoru Yamasaki à Saint-Louis s’effondrer, leurs volumes saillants se désagrègent dans la masse informe d’un nuage de poussière. Investie d’une charge symbolique décisive par Charles Jencks, cette image fait basculer un(...)
Plan L**** 214 : comment démolir
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Le langage de l’architecture post-moderne (1) s’ouvre sur une image de destruction qui hante encore. On voit les bâtiments de Pruitt-Igoe conçus par Minoru Yamasaki à Saint-Louis s’effondrer, leurs volumes saillants se désagrègent dans la masse informe d’un nuage de poussière. Investie d’une charge symbolique décisive par Charles Jencks, cette image fait basculer un régime historique. Pour la première fois, des bâtiments issus du projet moderne sont détruits, publiquement, et selon une mise en scène. L’événement institue la destruction comme opération à la fois planificatrice et médiatique, comme acte politique à part entière. Diffusée simultanément dans le champ académique et dans la presse généraliste, l’image devient sublime. Elle infuse, encore, les imaginaires urbains. La hantise qu’elle véhicule tient à l’association d’une violence, d’un effondrement soudain et d’une projection. Détruire est envisagé comme une rupture nécessaire pour annuler ce qui existe et pour recommencer
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Le plan moderne s’est voulu neutre, rationnel, reproductible. Avec le typical plan1, Rem Koolhaas a exposé la logique impérieuse de la standardisation qui organise l’espace tertiaire selon des modules sans qualités, des séquences sans histoires, des grilles où le sujet s’efface. Ce plan, produit de la modernité capitaliste, prétendait l’universalité : à chaque fonction,(...)
Plan L***** 211 : Troubler le plan
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Le plan moderne s’est voulu neutre, rationnel, reproductible. Avec le typical plan1, Rem Koolhaas a exposé la logique impérieuse de la standardisation qui organise l’espace tertiaire selon des modules sans qualités, des séquences sans histoires, des grilles où le sujet s’efface. Ce plan, produit de la modernité capitaliste, prétendait l’universalité : à chaque fonction, son espace?; à chaque corps, sa case. Mais ce plan, typique, est aussi un plan normatif. En effaçant les singularités, il impose des modèles d’usage, de comportement, de relation. Étendons ce constat à la manière dont le logement collectif se produit avec ses granulométries, ses types – T1-T1bis-T2-T3-T4-T5 – qui répondent plus aux attentes des familles nucléaires qu’à la diversité des formes de vie actuelles.
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Le «vivre ensemble» est désormais galvaudé dans le champ de l’architecture. Maîtres d’ouvrage, élu·es et architectes l’emploient, sans nuance critique, comme des mots magiques. Iels simulent une bienveillance démagogique comme critère pour une existence meilleure. Ce « vivre ensemble » dissimule une prétention universaliste pour la masse informe et floue de celles et ceux(...)
Plan L**** 212 : Vivre à plusieurs
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Le «vivre ensemble» est désormais galvaudé dans le champ de l’architecture. Maîtres d’ouvrage, élu·es et architectes l’emploient, sans nuance critique, comme des mots magiques. Iels simulent une bienveillance démagogique comme critère pour une existence meilleure. Ce « vivre ensemble » dissimule une prétention universaliste pour la masse informe et floue de celles et ceux qu’iels nomment « les gens ». Sous une prétendue intégration, l’universel exclut les différences. Plutôt que de vivre noyé·es dans un universalisme impossible, il s’agit déjà de cohabiter avec quelques autres. Les architectes et habitant·es ont la capacité à trouver ce juste équilibre entre le collectif et le personnel, tout en évitant l’impersonnel.
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