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Deux décennies durant, les médias du monde de l’architecture ont tourné leurs télescopes vers les constellations des grandes et des petites stars. Le spectre éblouissant de ces foyers ardents a détourné l’attention d’autres parties de l’univers de la construction. On a fait le silence autour des réalités plus prosaïques. La vie des quartiers, le quotidien de ses habitants(...)
L'architecture d'aujourd'hui, n. 368 : participer, jan.-fev. 2007
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Deux décennies durant, les médias du monde de l’architecture ont tourné leurs télescopes vers les constellations des grandes et des petites stars. Le spectre éblouissant de ces foyers ardents a détourné l’attention d’autres parties de l’univers de la construction. On a fait le silence autour des réalités plus prosaïques. La vie des quartiers, le quotidien de ses habitants et la participation aux enjeux de la politique locale sont restés dans l’ombre du spectacle. La participation est un phénomène de crise. Les mouvements contestataires des années soixante-dix et quatre-vingt rappelaient aux citoyens qu’ils avaient leur part à prendre dans l’organisation des villes et des communes alors menacées par une alliance dangereuse entre entrepreneurs et technocrates. Aujourd’hui, devant les dossiers brûlants des villes et de l’environnement, la participation semble réintégrer les agendas des politiciens. Frappée par une crise de légitimité, la classe politique se souvient de la sagesse des peuples et loue la «maturité des électeurs». Ces calculs et ces réflexes participatifs ont peu à voir avec les projets réunis dans ce numéro. Soutenus par des réseaux associatifs, ceux-ci émanent de ce que l’on appelle communément «la base». Qu’ils opèrent avec ou sans l’aval des représentants politiques, les groupes, les collectifs et les coopératives dont il est question ici ne veulent pas attendre les prochaines élections pour s’impliquer dans la vie politique, pour participer à la fabrication de leur environnement. Et ils s’attachent à tout ce que la planification néglige. Ils s’investissent là où personne ne veut investir. Ils cherchent des chemins alternatifs, des stratégies collectives, mieux adaptés aux lieux marginaux tant appréciés pour leur ouverture et leur potentiel créatif. S’il est trop tôt pour parler d’un véritable mouvement participatif, ce numéro foisonnant témoigne d’un changement d’attitude. Mais avant tout, il soulève des questions : qu’en est-il des procédures institutionnelles ? Qu’en est-il de l’attribution des commandes et du partage des pouvoirs ? Et qu’en est-il du rôle, politique, de l’architecte ? Les experts de la construction ne devraient-ils pas se ressourcer auprès de ceux que Jack Ralite appelle les «experts du quotidien» ?
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January 2007, Paris
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