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« Le ciel de Paris en fut-il ce matin ? Et qui complotait ? Faut-il que les choses d’en bas le modifient ? » Cela a commencé pendant la nuit et personne ne l’a remarqué : ce furent les premiers éléments. Une sorte de pou dans le mur. Des carrés de mosaïques se sont multipliés sur les façades des bâtiments. Pourquoi un individu s’est astreint à coller de la mosaïque un(...)
Dans les plis sinueux des vieilles capitales
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« Le ciel de Paris en fut-il ce matin ? Et qui complotait ? Faut-il que les choses d’en bas le modifient ? » Cela a commencé pendant la nuit et personne ne l’a remarqué : ce furent les premiers éléments. Une sorte de pou dans le mur. Des carrés de mosaïques se sont multipliés sur les façades des bâtiments. Pourquoi un individu s’est astreint à coller de la mosaïque un peu partout dans la ville, nul ne le sait. Et la police désespère. Claude-Hélène et Térence se sont mariés il y a dix ans, avec pour témoins Michèle Barret-Lauze, maître à penser de Térence, et Colin, l’homme de théâtre qui a fait partie de l’avant-garde artistique avant de s’exiler de la capitale. Un matin, Térence découvre par hasard un mur aveugle et noir qu’il n’a jamais vu, mais que Claude-Hélène connaît bien. Ce mur la replonge dans son passé, d’autant plus que Térence s’éloigne peu à peu. A-t-elle jamais réellement su qui il était ? Peut-être est-il temps pour Claude-Hélène de ressortir ses vieux projets d’intervention artistique urbaine et de les proposer au nouveau maire ? Il rêve de lancer la toute première Nuit Blanche, une nuit qui sera un perpétuel crépuscule et déjà une aurore. Mais le jour se lèvera-t-il sur la ville mosaïque ? Magistrale comédie de mœurs à l’échelle d’une ville, ce roman de Sylvie Taussig explore les moindres replis des relations humaines, ses impostures et ses rigidités ; elle y invente une œuvre libre, ironique et singulière.
Public Space
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Être conçue pour ne pas être : tel est le destin de l’utopie. Cette impossibilité à exister dans l’espace réel, est le critère de qualification de l’utopie dans l’espace imaginaire. Par définition, une utopie n’a donc pas de lieu sur terre, et ce qui y a trouvé une place durable n’a pas la qualité d’utopie. Le projet dont l’histoire est racontée dans ce livre,(...)
L'impératif utopique, souvenirs d'un pédagogue
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Être conçue pour ne pas être : tel est le destin de l’utopie. Cette impossibilité à exister dans l’espace réel, est le critère de qualification de l’utopie dans l’espace imaginaire. Par définition, une utopie n’a donc pas de lieu sur terre, et ce qui y a trouvé une place durable n’a pas la qualité d’utopie. Le projet dont l’histoire est racontée dans ce livre, celui du Fresnoy-Studio national des arts contemporains, s’est réalisé grâce au caractère utopique dont il s’était fait un impératif : paradoxe ? exception à la règle ? En tout cas, il ne fait aucun doute que toute inflexion du projet pour le rendre réalisable, l’aurait condamné à n’être jamais réalisé. Cela pose la question du moment, de la circonstance historique, où le politique, face auquel l’utopie se détermine en s’y opposant, a adopté comme critère de ses choix, et comme règle de son action, non plus l’économie mais l’esthétique. Ephémère moment d’une esthétique du politique. Écrit à la première personne, ce récit d’une grande réalisation publique s’appuie souvent sur des anecdotes et sur les relations entre individus singuliers, chères à la micro-histoire. Outre la genèse du Fresnoy-Studio national sur dix ans, entre 1987 et 1997, est ici brossé par touches un tableau des orientations nouvelles en matière de pédagogie de l’art et de formation des jeunes artistes (en France, en Europe et ailleurs), en fonction de la révolution des techniques, des langages artistiques, des moyens d’expression et de communication, à la fin du XXe siècle.
Art Theory
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“Il est permis de douter que même les plus furieux de ceux qui se sont jamais déchirés et mutilés au milieu des cris et des coups de tambour aient abusé de cette merveilleuse liberté autant que l’a fait Vincent Van Gogh : allant porter l’oreille qu’il venait de trancher précisément dans le lieu qui répugne le plus à la bonne société. Il est admirable qu’il ait ainsi à la(...)
La Mutilation sacrificielle et l’oreille coupée de Vincent Van Gogh
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“Il est permis de douter que même les plus furieux de ceux qui se sont jamais déchirés et mutilés au milieu des cris et des coups de tambour aient abusé de cette merveilleuse liberté autant que l’a fait Vincent Van Gogh : allant porter l’oreille qu’il venait de trancher précisément dans le lieu qui répugne le plus à la bonne société. Il est admirable qu’il ait ainsi à la fois témoigné d’un amour qui ne tenait compte de rien et en quelque sorte craché à la figure de tous ceux qui gardent de la vie qu’ils ont reçue l’idée élevée, officielle, que l’on connaît.” À l’origine de ce bref essai rédigé en 1930, un fait divers : au Père-Lachaise, un certain Gaston F., après avoir fixé le soleil, “reçut de ses rayons l’ordre impératif de se trancher un doigt”. Ce qu’il fit, avec les dents. À partir de ce cas, Bataille étudie le geste de Van Gogh se tranchant l’oreille, qu’il éclaire par l’analyse de son œuvre et par la comparaison avec les rituels sacrificiels d’automutilation dans les sociétés primitives. Ce faisant, il élabore une réflexion sur le sens du sacrifice dans nos sociétés modernes, considéré comme l’action qui peut rompre l’homogénéité habituelle de la personne, imposée par la société. Au-delà de la réflexion sur l’œuvre et la vie de Van Gogh, qui préfigure le texte d’Antonin Artaud, Van Gogh, le suicidé de la société, on retrouve dans cet essai certains des thèmes fondamentaux de l’œuvre de Bataille.
Critical Theory
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Les Grands Appartements constituent, avec la galerie des Glaces, l'espace d'apparat du château de Versailles. La réalisation des décors demanda dix années, entre 1671 et 1681. Dès son achèvement, le Grand Appartement de Louis XIV ne servait plus à loger le souverain, mais il était le cadre des cérémonies de la cour : soirs d' "Appartement", avec buffets, musique, jeu et(...)
Les Grands Appartements de Versailles sous Louis XIV
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Les Grands Appartements constituent, avec la galerie des Glaces, l'espace d'apparat du château de Versailles. La réalisation des décors demanda dix années, entre 1671 et 1681. Dès son achèvement, le Grand Appartement de Louis XIV ne servait plus à loger le souverain, mais il était le cadre des cérémonies de la cour : soirs d' "Appartement", avec buffets, musique, jeu et danse, trois fois par semaine, mais aussi parcours des grandes ambassades reçues par le roi. Les décors comprennent des lambris de marbres, des portes et dessus de porte en bois sculpté et doré, mais surtout des plafonds cintrés, ornés de stucs et de peintures réalisés par les meilleurs artistes de l'Académie royale (Charles de La Fosse, Jean Jouvenet, Jean-Baptiste de Champaigne, Noël Coypel...). Charles Le Brun, le Premier peintre de Louis XIV, assurait l'unité décorative en donnant aux artistes et aux artisans les dessins de la structure des plafonds, des éléments sculptés et même de certains sujets peints. Chaque salle était dédiée à l'une des sept " planètes " connues au XVIIe siècle, et à la divinité correspondante : Vénus, Diane (la Lune), Mars, Mercure, Apollon (le Soleil), Jupiter, Saturne. Cette iconographie, soigneusement élaborée par la Petite Académie (future Académie des inscriptions et belles-lettres), comprenait également un message politique, qui en constituait le " sens caché ". La complexité de l'iconographie répondait ainsi à la richesse des décors. Les Grands Appartements n'avaient pourtant bénéficié d'aucune étude monographique. L'objet de cet ouvrage est de combler cette lacune, en proposant pour la première fois une étude d'ensemble des décors, une couverture photographique complète ainsi que le catalogue raisonné des décors peints.
History until 1900
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"Light in the Dark Room" explores photography not as a document of the past but rather as a realization of what we have lost. When we look at a photograph we see a moment that is no more. Photographs place reality into the past tense, representing not memory but memory’s loss. They are not conduits for the return of memory, but memento mori: reminders of the fact of(...)
Light in the dark room : photography and loss
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"Light in the Dark Room" explores photography not as a document of the past but rather as a realization of what we have lost. When we look at a photograph we see a moment that is no more. Photographs place reality into the past tense, representing not memory but memory’s loss. They are not conduits for the return of memory, but memento mori: reminders of the fact of death itself. And it is in this, Jay Prosser tells us, that we find the gift of photography. Engaging the photographic reflections of figures as different as Roland Barthes and Claude Lévi-Strauss, Gordon Parks and Elizabeth Bishop, "Light in the Dark Room" offers a vision of photography as realization of loss - and a revelation of how photographs can shed light on the dark rooms of our lives. Beginning with an analysis of Roland Barthes’s "Camera Lucida", Prosser explores the relationship of autobiography and photography and then considers Lévi-Strauss’s last published book, his photographic memoir; he uncovers the collection of photography painstakingly assembled by poet Elizabeth Bishop but never published; and he recounts the story of a forgotten Brazilian boy from the 1960s who lost his home as a result of photographs. The losses this book recalls are poignant yet universal - a son loses his mother; an anthropologist, his culture; a photographer, his youth; a poet, her lover. Among these personal and moving losses and the remarkable photographs that accompany them, Prosser weaves his own meditations on photography, on the interdependence of loss and enlightenment, on the emergence of our technologized society - and the world we have lost in the process.
Theory of Photography
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Qu’est-ce qu’un lieu ? Nous pensons le savoir mais si l’on nous pose la question, nous ne le savons plus. Quoi de plus difficile en effet que de définir un lieu, de l’expliquer, de traduire tout ce qu’il implique, tout ce qu’il contient comme charge historique, émotionnelle, symbolique ? Ce livre se présente sous la forme originale d’une exposition dans laquelle,(...)
Contemporary Art Monographs
April 2005, Paris
Lieu
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Qu’est-ce qu’un lieu ? Nous pensons le savoir mais si l’on nous pose la question, nous ne le savons plus. Quoi de plus difficile en effet que de définir un lieu, de l’expliquer, de traduire tout ce qu’il implique, tout ce qu’il contient comme charge historique, émotionnelle, symbolique ? Ce livre se présente sous la forme originale d’une exposition dans laquelle, salle après salle, le visiteur-lecteur découvre des œuvres qui toutes analysent la notion de lieu dans le monde contemporain. L’art qui est ici exposé révèle une grande variété de démarches et de pratiques. Certains artistes explorent la ville et ses transformations afin de comprendre notre rapport à un environnement urbain de plus en plus uniforme tandis que d’autres tentent de cerner le rôle de la nature dans notre imaginaire de citadins. Certains inventent des mondes fantastiques pour mieux montrer à quel point le lieu n’est qu’une création de l’esprit tandis que d’autres nous font prendre conscience que même les lieux les plus familiers recèlent une part d’étrangeté. Certains artistes s’attachent au lieu comme mémoire d’événements historiques ou personnels, réels ou mythiques, tandis que d’autres décrivent son caractère éminemment politique. De nombreux artistes s’intéressent aux divisions territoriales et à leurs conséquences souvent dramatiques ; d’autres aux errants, aux itinérants, à ceux qui n’ont pas de prétentions sur la terre ; d’autres enfin aux « non-lieux » anonymes et à la menace qu’ils font peser sur la diversité de notre monde contemporain. Tous les artistes de ce livre décryptent la façon dont les lieux nous affectent et nous façonnent. Ce faisant, ils nous aident à comprendre le monde dans lequel nous vivons.
Contemporary Art Monographs
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À l’heure où le froid nous garde à l’intérieur, Continuité s’attarde au patrimoine mobilier québécois, particulièrement à un de ses pans les plus méconnus : le patrimoine moderne. Au cœur du XXe siècle, alors que notre société sentait le besoin de se définir dans le monde moderne, nos meilleurs artisans et concepteurs ont développé un savoir-faire pour déborder des(...)
Continuité 115 : Design de l'architecture au mobilier
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À l’heure où le froid nous garde à l’intérieur, Continuité s’attarde au patrimoine mobilier québécois, particulièrement à un de ses pans les plus méconnus : le patrimoine moderne. Au cœur du XXe siècle, alors que notre société sentait le besoin de se définir dans le monde moderne, nos meilleurs artisans et concepteurs ont développé un savoir-faire pour déborder des traditions et constituer un héritage contemporain. Forts d’une volonté de concevoir un ameublement québécois original et de plain-pied dans son époque, ces créateurs ont exploré les résonances qu’entretiennent la structure et le décor. Ils ont prolongé le dessin du bâtiment dans le mobilier, rendant ce dernier presque indissociable de l’architecture. Ainsi le meuble s’est ouvert à la nouveauté. Les créateurs québécois ont puisé dans les grands courants stylistiques de l’époque l’inspiration pour repenser le meuble d’ici. Sous leur impulsion est née à la fin des années 1930 la célèbre École du meuble de Montréal, où se sont développés un design mobilier et un savoir-faire uniques. Ses artisans ont imposé une nouvelle signature moderne et authentiquement québécoise. Pour explorer le mobilier moderne, Continuité a sollicité la collaboration de passionnés, de connaisseurs et de collectionneurs qui nous donnent accès à ce patrimoine, des modèles précurseurs des années 1930 jusqu’au design moderne qui s’affirme depuis les années 1960. Comment s’est exprimé ce savoir-faire au XXe siècle, à l’époque où le Québec s’ouvrait au design mobilier ? Qui en étaient les principaux représentants ? Que deviennent ces pièces de collection qui survivent au décor ? Continuité découvre quelques-unes de ces créations qui occupent et meublent nos espaces de vie. Caroline Marois Rédactrice en chef
Magazines
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En dehors de quelques réseaux libertaires, personne ne connaît plus aujourd'hui Émile Gravelle ou Henri Zisly, auteurs pourtant prolifiques, expérimentateurs aventureux et figures de proue du mouvement des anarchistes dit « naturiens ». Durant une vingtaine d'années, ce petit groupe n'a cessé de dénoncer les absurdités et les impasses de la civilisation industrielle, et(...)
Gravelle, Zisly et les anarchistes naturiens contre la civilisation industrielle
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En dehors de quelques réseaux libertaires, personne ne connaît plus aujourd'hui Émile Gravelle ou Henri Zisly, auteurs pourtant prolifiques, expérimentateurs aventureux et figures de proue du mouvement des anarchistes dit « naturiens ». Durant une vingtaine d'années, ce petit groupe n'a cessé de dénoncer les absurdités et les impasses de la civilisation industrielle, et de militer pour un retour à « la vie naturelle ». Le mouvement naît à Paris en 1894, à l'initiative du peintre et dessinateur Émile Gravelle. Il énonce les principes d'une vie naturelle opposée à la vie artificielle qui semble alors s'imposer avec le développement du capitalisme industriel et l'urbanisation qui en découle. Par la suite, le mouvement grandit et donne lieu à de nombreuses publications, des groupes plus ou moins éphémères se forment à Paris et en province, des essais de communautés vivant selon ses idées se développent en différents lieux. L'idéal naturien subsiste longtemps dans les marges du mouvement libertaire, même si la Grande Guerre et les mutations politiques qu'elle entraîne accélèrent sa marginalisation. Leurs textes, écrits il y a plus d'un siècle - dans une époque traversée par de rapides bouleversements, des aspirations et des craintes qui demeurent plus que jamais les nôtres -, restent d'une étonnante actualité. On retrouve aujourd'hui des plaidoyers comparables pour un retour à la nature chez les primitivistes américains, qui n'ont sans doute jamais lu ces lointains prédécesseurs européens. Dans leurs conflits et divergences, dans leurs contradictions mêmes, les naturiens furent d'indéniables précurseurs de la décroissance, de son utopie comme de ses difficultés. Les auteurs réunis dans cette collection constituent les racines de la pensée politique de la décroissance
Environment and environmental theory
La domination policière
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Depuis sa publication il y a bientôt 10 ans, La domination policière a trouvé un écho au moment des grandes séquences de luttes et des épisodes de répression. Ce livre est devenu un outil de réflexion théorique et politique sur un sujet désormais installé dans le débat public : les violences policières. Il s’agissait de le mettre à jour. Dans cette édition augmentée,(...)
La domination policière
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Depuis sa publication il y a bientôt 10 ans, La domination policière a trouvé un écho au moment des grandes séquences de luttes et des épisodes de répression. Ce livre est devenu un outil de réflexion théorique et politique sur un sujet désormais installé dans le débat public : les violences policières. Il s’agissait de le mettre à jour. Dans cette édition augmentée, Mathieu Rigouste a intégré les apports de travaux critiques en sciences sociales publiés durant la décennie 2010. Il les a articulés avec les enquêtes qu’il a pu réaliser au cours des dernières années. Rigouste tient à « traiter ces matériaux à partir de réflexions collectives développées au sein des luttes sociales. » Il a ainsi proposé à plusieurs comités « Vérité et Justice » et collectifs antirépression de recueillir leurs commentaires. Il a également agrémenté son texte original de témoignages de proches et des familles des personnes tuées par la police. Deux nouveaux chapitres qui viennent consolider cette édition : un chapitre inédit aborde les généalogies raciales, sexuelles et capitalistes de la police moderne et les articule à la structuration de la plantation esclavagiste, à la « chasse aux sorcières » et à la naissance de la grande ville bourgeoise en Europe. Un autre chapitre inédit vient clore le livre : il s’agit de proposer une synthèse sur la transformation du pouvoir policier pendant la séquence 2013-2020 mais aussi de nouvelles propositions de luttes. À l’heure où les questions de transformation et d’abolition de la police et de la prison traversent l’Atlantique, La domination policière reste le meilleur livre pour nourrir les réflexions et les mobilisations, individuelles et collectives, dans l’espace francophone.
Social
Archification
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Si la littérature et le cinéma ont nourri une réflexion approfondie sur la fiction, d'autres domaines liés aux arts visuels sont largement restés inexplorés. Ainsi l'exposition peut recourir aux fictions canoniques (vidéo, cinéma, dispositifs textuels), mais aussi à l'image fixe, l'installation ou la performance. Quelle est l'importance respective de chacun de ces(...)
Archification
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Si la littérature et le cinéma ont nourri une réflexion approfondie sur la fiction, d'autres domaines liés aux arts visuels sont largement restés inexplorés. Ainsi l'exposition peut recourir aux fictions canoniques (vidéo, cinéma, dispositifs textuels), mais aussi à l'image fixe, l'installation ou la performance. Quelle est l'importance respective de chacun de ces éléments en rapport avec la fiction ? Que produisent leurs éventuelles cohabitations ? Quelle est la place dévolue au " scénario ", celle relative au concepteur ou au visiteur de l'exposition ? Deux lieux communs informent massivement l'art contemporain dans son rapport à la fiction. Le premier consiste à qualifier l'œuvre d'art comme suspendue entre réalité et fiction. Le second justifie cette indétermination comme une conséquence de la spectacularisation du monde, l'indistinction entre le vécu et sa représentation. Que recouvrent ces lieux communs ? Quelles sont les limites du tout fictionnel ? Certains rapports entre l'architecture et la fiction dans le cadre de l'exposition d'art contemporain sont analysés à travers un ensemble d'expositions personnelles réalisées par l'auteur entre 1993 et 2001 mais aussi étendus à cinq paradigmes susceptibles de caractériser la création contemporaine : in situ et readymade, peinture abstraite et performance, pratiques collaboratives. Dans leurs situations aux marges des fictions canoniques, les fictions artistiques et visuelles viennent nous interroger sur le statut de la croyance et l'importance des niveaux de représentations dans la génération des univers fictionnels. Mais, à travers la multiplicité des exemples qu'il est loisible de convoquer pour exemplifier les fictions artistiques, n'est-ce pas de façon à chaque fois différente, nous mettre dans le passage d'un monde à un autre ? Et gommer un peu à chaque fois la priorité de notre monde ordinaire en l'ouvrant vers une pluralité de mondes possibles ?
Architectural Theory