Tout peut changer
$34.95
(disponible en magasin)
Résumé:
Oubliez tout ce que vous croyez savoir sur le réchauffement climatique. La « vérité qui dérange » ne tient pas aux gaz à effet de serre, la voici : notre modèle économique est en guerre contre la vie sur Terre. Au-delà de la crise écologique, c’est bien une crise existentielle qui est en jeu – celle d’une humanité défendant à corps perdu un mode de vie qui la mène à sa(...)
Tout peut changer
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Oubliez tout ce que vous croyez savoir sur le réchauffement climatique. La « vérité qui dérange » ne tient pas aux gaz à effet de serre, la voici : notre modèle économique est en guerre contre la vie sur Terre. Au-delà de la crise écologique, c’est bien une crise existentielle qui est en jeu – celle d’une humanité défendant à corps perdu un mode de vie qui la mène à sa perte. Pourtant, prise à rebours, cette crise pourrait bien ouvrir la voie à une transformation sociale radicale susceptible de faire advenir un monde non seulement habitable, mais aussi plus juste. On nous a dit que le marché allait nous sauver, alors que notre dépendance au profit et à la croissance nous fait sombrer chaque jour davantage. On nous a dit qu’il était impossible de sortir des combustibles fossiles, alors que nous savons exactement comment nous y prendre – il suffit d’enfreindre toutes les règles du libre marché : brider le pouvoir des entreprises, reconstruire les économies locales et refonder nos démocraties. On nous a aussi dit que l’humanité était par trop avide pour relever un tel défi. En fait, partout dans le monde, des luttes contre l’extraction effrénée des ressources ont déjà abouti et posé les jalons de l’économie à venir.
Ma découverte de l'Amérique
$32.95
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Résumé:
"Un document d'une importance inconttestable" (Colum McCann) L'envie de Maïakovski de se rendre en Amérique tient à l'attrait profond que ce pays exerce sur lui - pays qu'il considère comme celui du futur et de la technologie, un véritable modèle pour le développement de la jeune Russie soviétique -, et ce malgré le fait que les États-Unis soient à ses yeux la terre du(...)
Ma découverte de l'Amérique
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Résumé:
"Un document d'une importance inconttestable" (Colum McCann) L'envie de Maïakovski de se rendre en Amérique tient à l'attrait profond que ce pays exerce sur lui - pays qu'il considère comme celui du futur et de la technologie, un véritable modèle pour le développement de la jeune Russie soviétique -, et ce malgré le fait que les États-Unis soient à ses yeux la terre du capitalisme. Sa séparation, en 1924, d'avec sa maîtresse Lily Brik, lui donne l'occasion de ce voyage. Profondément bouleversé par cette rupture, Maïakovski envisage pour commencer un tour du monde. Contraint par des raisons financières (il se fait voler son argent à Paris où il fait escale pour rejoindre le port de Saint-Nazaire), il se contente d'un séjour sur le continent américain. Après une traversée qui le mène à La Havane, il entre aux États-Unis par le Mexique, en se faisant passer pour peintre - sa position de poète officiel donnant souvent à ses voyages un caractère de propagande, son visa lui est plusieurs fois refusé. New York, Cleveland, Detroit, Chicago, Philadelphie, Pittsburgh?: durant son séjour, il donne de nombreuses conférences, lors desquelles il déclame ses poèmes, évoque l'Union soviétique et parle de ses impressions sur les États-Unis. Et ce devant un auditoire nombreux et enthousiaste.
Trajets
La porte sera débarrée
$25.00
(disponible sur commande)
Résumé:
Vingt-cinq ans passent. Je retourne à Ivujivik. Je suis à nouveau envoûtée par la culture des Ivujivimmiut : les festins communautaires, les jeux qui animent les rassemblements, les sorties dans la toundra, l’entraide des familles, la déférence envers les personnes âgées, les rigolades qui jaillissent à tout moment. Dans la tradition inuite, l’ours blanc fait le pont(...)
La porte sera débarrée
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$25.00
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Vingt-cinq ans passent. Je retourne à Ivujivik. Je suis à nouveau envoûtée par la culture des Ivujivimmiut : les festins communautaires, les jeux qui animent les rassemblements, les sorties dans la toundra, l’entraide des familles, la déférence envers les personnes âgées, les rigolades qui jaillissent à tout moment. Dans la tradition inuite, l’ours blanc fait le pont entre les univers. Il se de´place avec agilite´ dans l’eau comme sur terre, il est a` la fois une proie prise´e et un chasseur redoute´, et il chevauche symboliquement le monde humain et le monde animal. De nouveau accueillie a` Ivujivik, je cherche a` (re)nouer des liens, entre nous, entre nos univers. Je guette la be^te qui menace, je convie celle qui unit. Je photographie mes anciens compagnons et compagnes, leurs familles, et en contrepoint, le territoire, te´moin de leur histoire. Autour des moments de pose, je capte des sce`nes qui e´voquent les liens entre les gens, les activite´s qui les occupent, leurs paysages inte´rieurs. Je transforme ces instants en images, je les extrais du temps pour les offrir en partage, et pour nous inviter, nous, au Sud, a` conside´rer avec humanite´ et humilite´ ce Nord e´branle´ par nos rencontres-collisions.
$35.00
(disponible sur commande)
Résumé:
Par son œuvre prolifique, Enrique Ramírez nous convie à des questions cruciales. Comment rappeler le passé sans le rééditer au présent ? Comment aller de l'avant et comprendre ce qu'on laisse derrière soi ? Comment rendre leur dignité aux corps de la précarité ? Les expositions d'Arles et de Montréal, à l'occasion desquelles cet ouvrage paraît, ont réuni une quinzaine(...)
Monographies photo
septembre 2022
Enrique Ramírez : Jardins migratoires – êtres/lieux
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$35.00
(disponible sur commande)
Résumé:
Par son œuvre prolifique, Enrique Ramírez nous convie à des questions cruciales. Comment rappeler le passé sans le rééditer au présent ? Comment aller de l'avant et comprendre ce qu'on laisse derrière soi ? Comment rendre leur dignité aux corps de la précarité ? Les expositions d'Arles et de Montréal, à l'occasion desquelles cet ouvrage paraît, ont réuni une quinzaine d'œuvres sur le thème de la mer, cette dernière conçue comme un territoire biopolitique où se jouent le désir, la mémoire, le deuil et l'espoir de corps en quête d'un lieu où reposer et être pleurés. Né au Chili en 1979 sous la dictature de Pinochet, Ramírez évoque dans ses œuvres les corps de personnes disparues, tuées par le régime de l'époque et souvent jetées à la mer. En l'absence de tombes et de sépultures pour pleurer ces vies enlevées dans la terreur, la mer devient le territoire de restitution de la mémoire. Apparaissent de surcroit de nombreuses références au problème du déracinement et aux politiques migratoires actuelles. Elles font de la mer autant que de la terre-mère une sorte de limbes où les droits civiques sont réduits à néant ; elles résonnent de manière tragique et nous implorent dans notre espérance de justice et de partage.
Monographies photo
Mold is beautiful
$36.00
(disponible sur commande)
Résumé:
"Les moisissures sont les ennemies numéro 1 de l'univers de l'archive.'Facteurs de risques", elles sont des "agents de dégradations" contre lesquelles la lutte est de mise. Dans ce contexte, leur potentiel créatif est injustement négligé. Il est pourtant exploité depuis l'aube des temps par l'homme qui utilise le pouvoir transformant des micro-organismes pour faire son(...)
Mold is beautiful
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"Les moisissures sont les ennemies numéro 1 de l'univers de l'archive.'Facteurs de risques", elles sont des "agents de dégradations" contre lesquelles la lutte est de mise. Dans ce contexte, leur potentiel créatif est injustement négligé. Il est pourtant exploité depuis l'aube des temps par l'homme qui utilise le pouvoir transformant des micro-organismes pour faire son pain quotidien, son vin, sa bière et tous ses fromages. Dans un texte de 1856 voué à encourager les rechercher sur la stabilité des procédés photographiques, le chimiste Victor Regnault, premier président de la Société française de photographie, insistait sur le fait que seul le temps pourrait juger de la permanence de tel ou tel procédé photographique. De la même façon, c'est avec le temps que se déploie et prend forme l'ouvrage des moisissures. Merveilles de l'oubli, succès de la négligence et du désintérêt, ces images, abîmées par une inondation ancienne, ont été privées de la lumière du jour pendant des années. La solitude de leur confinement, ajouté au ressources organiques inhérentes à leur procédé (gélatine, fécule de pomme de terre), a fournit un terreau idéal à une prolifération créative aléatoire. Aujourd'hui offertes à la contemplation, ces images bouleversées nous rappellent combien les qualités esthétiques d'une photographie sont décidément indépendante d'une volonté artistique." -- Luce Lebart
Monographies photo
La case obus
$54.95
(disponible sur commande)
Résumé:
La case obus est cette forme architecturale si singulière qu’elle avait marqué André Gide et Marc Allégret lors de leur séjour en Afrique (Carnets du Congo, 1927). Notées par tous les voyageurs et missionnaires comme formes inédites, ces architectures ont été attestées dans le Nord Cameroun et au Tchad, régions des Musgums, peuple de pêcheurs et d’éleveurs de poneys,(...)
mars 2004, Marseille
La case obus
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La case obus est cette forme architecturale si singulière qu’elle avait marqué André Gide et Marc Allégret lors de leur séjour en Afrique (Carnets du Congo, 1927). Notées par tous les voyageurs et missionnaires comme formes inédites, ces architectures ont été attestées dans le Nord Cameroun et au Tchad, régions des Musgums, peuple de pêcheurs et d’éleveurs de poneys, avant de disparaître.Véritable curiosité coloniale, elles ont suscité de nombreuses descriptions imagées : « poterie cuite par le soleil ardent », « pains de sucre », « coquille d’œuf » ; mais le terme « case obus » s’est vite imposé, à cause de la métaphore de l’obus pour les premiers observateurs, tous militaires. Ces cases étaient construites dans un mélange de terre et d’herbe, sur un plan circulaire, par superposition d’assises successives, pour des unités pouvant atteindre quinze à vingt mètres de hauteur. Cet ouvrage propose une redécouverte de cette architecture. D’abord par une approche historique du peuple Musgum et des formes d’habitat rencontrées dans la région. Ensuite par le compte rendu d’un chantier-école mené par Patrimoine sans frontières, qui a conduit à la construction de cinq cases obus grâce à une redécouverte des savoir-faire locaux. Outre la description détaillée des techniques constructives originales que cette forme spectaculaire impose, le livre aborde les problèmes liés à la transmission des savoirs dans les sociétés traditionnelles et à la résurgence puis l’appropriation d’espaces inscrits dans la mémoire collective des Musgums.
$42.95
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Résumé:
En 2020, le photographe Mathieu Pernot s’est rendu plusieurs fois sur l’île de Lesbos. Située en mer Egée, à quelques kilomètres des côtes turques, cette île a connu en 2020 une succession de crises qui en font un point nodal de notre histoire et de notre conscience. Lieu des aventures et des conquêtes d’Ulysse et d’Achille, ce territoire plonge au cœur de la mythologie(...)
Mathieu Pernot : Ce qu'il se passe, Lesbos 2020
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En 2020, le photographe Mathieu Pernot s’est rendu plusieurs fois sur l’île de Lesbos. Située en mer Egée, à quelques kilomètres des côtes turques, cette île a connu en 2020 une succession de crises qui en font un point nodal de notre histoire et de notre conscience. Lieu des aventures et des conquêtes d’Ulysse et d’Achille, ce territoire plonge au cœur de la mythologie grecque et de l’identité européenne. En raison de sa situation géographique, Lesbos a toujours été un lieu de passage pour les personnes souhaitant rejoindre l’Europe. Depuis 2015, le camp de Moria, sert de centre d’enregistrement administratif et de zone d’attente pour des dizaines de milliers de réfugiés venus de nombreux pays en guerre (Afghans, Syriens, Congolais, Somaliens, etc.), et s’est trouve´ au centre de la question européenne sur l’accueil des réfugiés et le droit d’asile. Qualifie´ d’enfer sur terre, le camp a connu, en janvier 2020, un niveau de surpopulation jamais atteint puis a été touché par l’épidémie de Covid. En septembre, il est entièrement détruit par un incendie déclenché par les refugiés révoltés contre leur sort. Ce livre raconte l’ampleur de cette nouvelle tragédie, mêlant les photographies de l’artiste et des images extraites de vidéos envoyées par les réfugiés avec qui il a noué une relation, et constitue ainsi un document unique.
Monographies photo
$67.95
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Des légumes en hiver est un manuel pratique destiné aux jardiniers amateurs comme aux professionnels du maraichage. En vingt chapitres illustrés, Eliot Coleman, cultivateur américain et pionnier de l'agriculture biologique, dévoile les méthodes qu'il développe au coeur de son exploitation de petite surface, selon trois principes primordiaux : diminuer l'impact(...)
Des légumes en hiver : produire en abondance même sous la neige
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$67.95
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Des légumes en hiver est un manuel pratique destiné aux jardiniers amateurs comme aux professionnels du maraichage. En vingt chapitres illustrés, Eliot Coleman, cultivateur américain et pionnier de l'agriculture biologique, dévoile les méthodes qu'il développe au coeur de son exploitation de petite surface, selon trois principes primordiaux : diminuer l'impact environnemental, densifier les cultures et réduire le coût financier de son exploitation. Particulièrement connu pour ses techniques de culture hivernales et respectueuses de l'environnement, ce producteur explique comment parvenir à récolter des légumes variés et de qualité, quelle que soit la saison. Il défend l'utilité des serres mobiles et des tunnels, encore inexploités en France, l'une des clés du succès pour les récoltes de primeurs tout au long de l'année. Le lecteur apprend pas à pas à préparer un sol, puis à semer et à récolter à l'aide d'un équipement modeste et peu mécanisé évitant au maximum le recours aux énergies polluantes. Schémas et planning explicatifs jalonnent l'ouvrage afin d'aider chacun à cultiver des légumes, même lorsque les conditions climatiques ne s'y prêtent pas. Les conseils de l'auteur accompagnent les producteurs en herbe à chaque étape de leur apprentissage en leur permettant notamment de faire face aux questions et difficultés qu'ils peuvent rencontrer dans la mise en oeuvre de cultures saines ou encore en abordant la question des outils nécessaires à ce travail de la terre. Des légumes en hiver se présente comme un plaidoyer pour une relocalisation des productions agricoles.
Bouffe
Éthique du bâti
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«Je suis un bâtisseur, je suis un homme de chantier, bien plus qu'un théoricien, et c'est peut-être la raison pour laquelle je suis convaincu qu'il n'y a que l'œuvre effectivement construite qui puisse satisfaire aux attentes de la société. Tout compte fait, une œuvre construite est infiniment plus riche qu'un projet et pourtant je peux vous assurer que moi aussi j'ai des(...)
Éthique du bâti
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«Je suis un bâtisseur, je suis un homme de chantier, bien plus qu'un théoricien, et c'est peut-être la raison pour laquelle je suis convaincu qu'il n'y a que l'œuvre effectivement construite qui puisse satisfaire aux attentes de la société. Tout compte fait, une œuvre construite est infiniment plus riche qu'un projet et pourtant je peux vous assurer que moi aussi j'ai des projets plein les tiroirs. La ville est la maison de l'homme. C'est le lieu qui correspond à la nature humaine, laquelle est de vivre en collectivité et d'avoir des relations avec ses semblables. La construction de la ville est donc aussi celle d'un imaginaire plus vaste et toute architecture a pour ambition d'y participer. En concevant une maison, une école, un pont, un théâtre, j'élabore toujours une part de la ville, un espace qui trouve sa raison d'être dans cette configuration complexe et interactive. Je me permets d'insister sur cette relation entre l'architecture et le contexte, dans laquelle on ne cesse de donner et de recevoir. Je ne peux les imaginer l'un sans l'autre. De même, je ne peux concevoir d'élaborer un projet d'architecture indépendamment d'une géographie, d'un site. J'irai même jusqu'à soutenir que l'architecture est bien plus que la discipline qui consiste à construire dans un lieu, c'est la science de la construction même des lieux, au sens où elle prend possession de la terre, elle lui donne forme, elle en devient la matrice.»
Théorie de l’architecture
$66.95
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Résumé:
Ce livre traite de politique et d'architecture - de leurs interactions, de leurs intersections. Une occupation civile. La politique de l'architecture israélienne est la somme de travaux d'architectes, d'universitaires et d'auteurs israéliens, qui permet d'examiner le rôle de l'architecture israélienne dans le conflit du Moyen-Orient. À travers des essais, des cartes et(...)
septembre 2003, Besançon
Une occupation civile : la politique de l'architecture israélienne
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$66.95
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Ce livre traite de politique et d'architecture - de leurs interactions, de leurs intersections. Une occupation civile. La politique de l'architecture israélienne est la somme de travaux d'architectes, d'universitaires et d'auteurs israéliens, qui permet d'examiner le rôle de l'architecture israélienne dans le conflit du Moyen-Orient. À travers des essais, des cartes et des photographies, Une occupation civile démontre comment l'architecture et l'urbanisme sont, en un siècle, passés du statut d'activités professionnelles banales à celui d'instruments tactiques et d'armes stratégiques. Depuis le début du XXe siècle, le projet déclaré du sionisme consistait à bâtir un foyer national pour le peuple juif sur la terre d'Israël. Depuis l'offensive d'implantation des années trente, fondée sur les villages de type Homa Oumigdal (mur et tour) en passant par la planification totale de l'État d'Israël peu après son indépendance, jusqu'à la colonisation des territoires occupés de 1967 à ce jour - l'architecture israélienne a été l'instrument concret de la réalisation du projet sioniste, exactement à l'image de son objectif utopique. La controverse politique et professionnelle qui a suivi l'interdiction de la première édition de cet ouvrage par son éditeur originel, l'Association israélienne des architectes unis, est la preuve flagrante que l'architecture n'est absolument pas une activité innocente. Puisque Israël peut être considéré comme l'un des laboratoires les plus radicaux de notre époque, les questions que pose ce livre doivent être étudiées dans un contexte bien plus large: la politique de l'architecture israélienne n'est finalement pas différente de la politique de toute architecture.