Le futur n'existe pas
$45.95
(disponible sur commande)
Résumé:
Un philosophe spécialiste de Bergson et d’Einstein, passionné d’art contemporain (Elie During), un artiste issu du design automobile, connu pour ses projets mêlant fiction, utopie et fiction d’utopie (Alain Bublex), se rencontrent autour d’un problème commun : celui de notre rapport au futur. Mais une fois dit que le futur n’existe que sur le mode de la prévision, de la(...)
Le futur n'existe pas
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Prix:
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Résumé:
Un philosophe spécialiste de Bergson et d’Einstein, passionné d’art contemporain (Elie During), un artiste issu du design automobile, connu pour ses projets mêlant fiction, utopie et fiction d’utopie (Alain Bublex), se rencontrent autour d’un problème commun : celui de notre rapport au futur. Mais une fois dit que le futur n’existe que sur le mode de la prévision, de la projection ou du fantasme, comment faire autrement que parler du présent – par exemple de notre incapacité présente à désirer le futur ? Ce thème de la « nostalgie du futur » a été développé par des penseurs comme Jameson sur les ruines des grands récits et des utopies du siècle, dont témoignent à leur manière les grandes expositions universelles. Il nourrit aujourd’hui des discours ambivalents sur la « rétro-manie » ou le « rétrofuturisme », un courant qui traverse toute la culture contemporaine, de la science-fiction à la musique pop en passant par l’architecture, la mode ou le design. Les auteurs de ce livre proposent du phénomène rétrofuturiste une lecture différente, en partant d’une intuition simple : le futur n’existe qu’à travers les innombrables futurs portés par les époques révolues, et notamment par notre modernité proche, qui a peut-être tenté avec plus d’intensité qu’aucune autre de prendre son avenir en main. L’histoire est décidément bien plus peuplée qu’on ne l’imagine. Les futurs du passé, non réalisés, insistent au coeur de notre temps, dessinant par leurs lignes de futurition active une multitude d’histoires parallèles. Ces futurs existent-ils moins que les autres ? Pourquoi ne pas leur conférer une dignité ontologique égale à celle des futurs du présent ? Ce serait l’occasion d’en parler, pour une fois, sans ironie ni nostalgie, du point de vue des ressources qu’ils offrent au projet artistique, mais aussi à la création philosophique.
Théorie/ philosophie
$49.95
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Résumé:
Aujourd'hui le Marais est un secteur sauvegardé et jouit d'une forte attractivité touristique et commerciale alors qu'il était au coeur d'un Paris industrieux et populaire jusque dans les années 1980. Sa partie sud, au bord de la Seine, est l'un des dix-sept îlots insalubres parisiens délimités en 1920. Sous la dénomination «îlot 16», il focalise l'attention des pouvoirs(...)
Paris transformé : le Marais, 1900-1980
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Résumé:
Aujourd'hui le Marais est un secteur sauvegardé et jouit d'une forte attractivité touristique et commerciale alors qu'il était au coeur d'un Paris industrieux et populaire jusque dans les années 1980. Sa partie sud, au bord de la Seine, est l'un des dix-sept îlots insalubres parisiens délimités en 1920. Sous la dénomination «îlot 16», il focalise l'attention des pouvoirs publics tout au long du XXe siècle. Son destin témoigne des liens complexes entre la réputation d'insalubrité, la stigmatisation d'un ghetto et la réflexion sur les conditions de préservation d'un quartier de Paris. Emblématique du Paris historique, il a suscité de nombreux programmes, projets, débats et combats avant et après la décision de sa sauvegarde au titre de la loi Malraux de 1962. Que sait-on de cette transformation urbaine ? Comment et à quel rythme a-t-elle abouti au renouvellement de la population ? L'aménagement de l'îlot 16 a été bloqué, dans l'entre-deux-guerres, par l'épineuse question du relogement et le coût des indemnités. Il est brusquement réactivé en 1941 dans un Paris occupé : Vichy et la préfecture de la Seine, profitant de la persécution antisémite exercée à partir de 1940, lancent une opération édilitaire de grande ampleur, inédite depuis les travaux d'Haussmann. L'historienne Isabelle Backouche observe à la loupe cette transformation urbaine à l'échelle de la capitale en réunissant tous les acteurs impliqués (pouvoirs politiques, administration, architectes, propriétaires, locataires, commerçants, associations, hommes de lettres et savants). Au cours de ce voyage dans les archives, elle a mené une enquête sans précédent. Sa proposition d'histoire aborde l'aménagement de la capitale en mettant en valeur la diversité de ses temporalités, les expériences de tous les Parisiens, du plus modeste au plus influent, et les résistances qui ont accompagné la genèse du Paris du XXIe siècle.
livres
The education of the architect : historiography, urbanism, and the growth of architectural knowledge
$61.95
(disponible sur commande)
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The authors of these eighteen essays have all been deeply influenced by the philosophy of architecture developed by Stanford Anderson, through his writings and through the teaching programme of the Department of History, Theory, and Criticism of (...)
The education of the architect : historiography, urbanism, and the growth of architectural knowledge
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The authors of these eighteen essays have all been deeply influenced by the philosophy of architecture developed by Stanford Anderson, through his writings and through the teaching programme of the Department of History, Theory, and Criticism of Architecture, which he and Henry Millon founded at MIT over twenty years ago. This "school" of architectural thought views architecture as a world of inquiry and as a discipline anchored in the epistemological bases of contemporary philosophy, especially the philosophy of science. Clear thematic concerns bind the essays together. The essays of the first section, "American Debates," share a deep preoccupation with modernism, its national ideologies, and regional responses in the American context. The contributors to the second section, "European Responses," examine European responses to these American debates. In the third section, "Historiographic Constructs," contributors comment on the writing, interpretation, and uses of architectural history. Contributors to the fourth section, "Urbanisms," grapple with the knotty interdependence of politics and the built environment. In the last section, "Teaching Architecture," four distinguished educators consider the most difficult aspect of the discipline, its pedagogical mandate. Whether historians or architects (and several have trained in both areas), the essayists all share the belief that contemporary concerns about architecture affect the way history is constructed. Because they view architecture as a body of knowledge evolving over time, they have resisted the wholesale espousal or rejection of modernism that has often polarized the examination and practice of architecture in the second half of this century. Contributors: Lawrence Anderson, Hilary Ballon, Micha Bandini, Sibel Bozdogan, Maristella Casciato, Charles Correa, Gail Fenske, Diane Ghirardo, John Habraken, Mark Jarzombek, Royston Landau, Ákos Moravánszky, Carlo Olmo, Nasser Rabbat, Mitchell Schwarzer, Joseph Siry, Nancy Stieber, Danilo Udovicki-Selb.
livres
juin 1997, Cambridge, Mass.
Théorie de l’architecture
livres
$115.00
(disponible sur commande)
Résumé:
Les palais et jardins royaux du Maroc, le titre invite à la rêverie, surtout lorsqu'on parle d'une contrée au climat relativement aride. Ériger de beaux édifices et tenter de faire reculer le désert dans ce pays est le défi permanent de l'homme : creuser des puits, faire jaillir de l'eau, aménager des canaux et des ruisseaux, pour, enfin, créer des jardins, univers(...)
janvier 1900, Casablanca
Maroc : les palais et jardins royaux
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$115.00
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Résumé:
Les palais et jardins royaux du Maroc, le titre invite à la rêverie, surtout lorsqu'on parle d'une contrée au climat relativement aride. Ériger de beaux édifices et tenter de faire reculer le désert dans ce pays est le défi permanent de l'homme : creuser des puits, faire jaillir de l'eau, aménager des canaux et des ruisseaux, pour, enfin, créer des jardins, univers fertiles et luxuriants... Comment l'art des jardins a-t-il pu naître et se développer dans de telles Conditions ? Tout d'abord grâce au pouvoir monarchique qui régna sans discontinuer pendant plus de mille ans, assurant par la maîtrise politique et technique de l'eau, le développement de ces résidences royales aux jardins merveilleux, tant chantés par les lettrés musulmans. De ce point de vue, les sites de Fès, Marrakech, Rabat et Meknès, capitales d'empire, furent remarquablement choisis. Véritables cités hydrauliques, ces quatre villes et leurs palais étaient dotés de différentes techniques d'adduction d'eau. Ensuite, l'héritage spirituel, empreint d'images du paradis tel que promis aux fidèles, incita les musulmans à créer et à multiplier les jardins terrestres supposés imiter, certes de façon toujours imparfaite, le jardin d'Éden. Enfin, les apports culturels d'Orient suscitèrent une floraison d'œuvres majestueuses que le Maroc musulman réalisa admirablement, dans le cadre d'une civilisation hispano-mauresque brillante dont il est encore le principal héritier. Ce livre explore les jardins royaux du Maroc selon un cheminement à la fois généalogique, patrimonial et esthétique. De l'agdâl, grand jardin planté aux bassins immenses où se reflètent les pavillons exquis destinés aux plaisirs des princes, aux riyâd, jardins intérieurs aux jets d'eau rafraîchissants, toute une combinaison hiérarchisée d'espaces verdoyants se compose harmonieusement, selon une logique de structuration de l'architecture des palais royaux marocains : extérieur/intérieur et privé/public. Au confluent de 1'Espagne mauresque et de l'Orient arabe, une riche tradition artistique s'y est développée; palais et jardins témoignent donc d'une virtuosité exceptionnelle et d'un savoir-faire remarquable. Cet ouvrage en restitue la beauté et la magnificence.
livres
janvier 1900, Casablanca
périodiques
$43.00
(disponible sur commande)
Résumé:
Le dossier « Hôpital, hospitalité » est consacré aux lieux d’hospitalisation. Les projets présentés témoignent des approches et conceptions qui prennent en compte aussi bien les nouveaux besoins humains que les nouvelles technologies. Recherches d’échelles, exploration de typologies. Le rite festif du salon du meuble de Milan a encore eu lieu cette année, associant les(...)
Techniques & architecture 460 : hôpital, hospitalité / hospital, hospitality, actualité Suisse expo.02
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$43.00
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Résumé:
Le dossier « Hôpital, hospitalité » est consacré aux lieux d’hospitalisation. Les projets présentés témoignent des approches et conceptions qui prennent en compte aussi bien les nouveaux besoins humains que les nouvelles technologies. Recherches d’échelles, exploration de typologies. Le rite festif du salon du meuble de Milan a encore eu lieu cette année, associant les galeries alentour. Plus industrielle et économe en matière, ainsi pourrait-on qualifier la tendance actuelle. Un nouveau matériau : l’air. Dans ce numéro, un tour d’horizon des événements qui ont jalonné la saison estivale. Parmi eux, Archilab à Orléans : autour du thème « Economie de la Terre », les démarches écologico-humano-contextuelles se groupent de manière un peu convenue autour des réalisations dont on retrouvera certaines (M. Gautrand, Périphériques, Jakob et MacFarlane et de nouvelles têtes : dZO, RMDM, Avignon-Clouet, etc.) à la Biennale de Venise. Une manifestation sous la houlette de Deyan Sudjic qui privilégie réalités matérielles par rapport aux représentations virtuelles des années précédentes. Mais le point fort de notre actualité est sans conteste le souffle qui passe cet été, jusqu’au 15 octobre, sur les lacs suisses – dans quatre sites, Neuchâtel, Bienne, Morat, Yverdon-les-Bains, et sur une barge. Là, les palais provisoires d’Expo.O2 émergent des eaux et des brumes vaporisées par Diller & Scofidio. A visiter. Dans une tonalité plus urbaine, à l’Est de Paris, les friches industrielles du quartier Masséna de la Zac Paris Rive Gauche, frigos, entrepôts et moulins portent des projets d’universités et de jeunesse – un ballon d’oxygène. Une initiative heureuse, également, venant de la Mission Arts et Culture : les enfants d’écoles maternelles exposent leurs cabanes inventées avec leur maître ou maîtresse, des architectes et des artistes. Soline Nivet, enseignante en architecture, évoque dans Humeur, comment les étudiants composent avec l’enseignement en architecture pour se frayer leur propre chemin. Pour apporter des solutions aux nouvelles pollutions que nous rencontrons quotidiennement, la rubrique Mise en œuvre fait le point sur les modes de ventilation intérieure et la réglementation en vigueur.
périodiques
juin 2002, Paris
Revues
Maya Lin : boundaries
$34.50
(disponible sur commande)
Résumé:
Walking through this parklike area, the memorial appears as a rift in the earth - a long, polished black stone wall, emerging from and receding into the earth. Approaching the memorial, the ground slopes gently downward, and the low walls emerging on either side, growing out of the earth, extend and converge at a point below and ahead. Walking into the grassy site(...)
Maya Lin : boundaries
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$34.50
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Walking through this parklike area, the memorial appears as a rift in the earth - a long, polished black stone wall, emerging from and receding into the earth. Approaching the memorial, the ground slopes gently downward, and the low walls emerging on either side, growing out of the earth, extend and converge at a point below and ahead. Walking into the grassy site contained by the walls of this memorial, we can barely make out the carved names upon the memorial's walls. These names, seemingly infinite in number, convey the sense of overwhelming numbers, while unifying these individuals into a whole.... So begins the competition entry submitted in 1981 by a Yale undergraduate for the design of the Vietnam Veterans Memorial in Washington, D.C. - subsequently called "as moving and awesome and popular a piece of memorial architecture as exists anywhere in the world." Its creator, Maya Lin, has been nothing less than world famous ever since. From the explicitly political to the un-ashamedly literary to the completely abstract, her simple and powerful sculpture - the Rockefeller Foundation sculpture, the Southern Poverty Law Center Civil Rights Memorial, the Yale Women's Table, Wave Field - her architecture, including The Museum for African Art and the Norton residence, and her protean design talents have defined her as one of the most gifted creative geniuses of the age. Boundaries is her first book : an eloquent visual/verbal sketchbook produced with the same inspiration and attention to detail as any of her other artworks. Like her environmental sculptures, it is a site, but one which exists at a remove so that it may comment on the personal and artistic elements that make up those works. In it, sketches, photographs, workbook entries, and original designs are held together by a deeply personal text. "Boundaries" is a powerful literary and visual statement by "a leading public artist" (Holland Carter). It is itself a unique work of art.
livres
Description:
xxxvi, 662 pages, 2 leaves illustrations (some color) plates (some color), portraits, facsimiles (1 double) 35 cm
Paris, Imprimerie impériale, 1867.
Paris et ses historiens aux XIVe et XVe siècles; documents et écrits originaux recueillis et commentés par Le Roux de Lincy ... et L.M. Tisserand ...
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Exemplaires:
Description:
xxxvi, 662 pages, 2 leaves illustrations (some color) plates (some color), portraits, facsimiles (1 double) 35 cm
livres
Paris, Imprimerie impériale, 1867.
$44.95
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Résumé:
La photographie, images d’expression et d’émancipation des femmes à travers la prise de possession de leur corps par l’image. Les femmes et la photographie : deux univers contrariés et maintenus en marge de l’empirée artistique du XIXe siècle. Cet ouvrage raconte comment ces deux univers ont fait alliance, dans une symbiose incroyablement fertile. Les femmes ont alors(...)
Femmes photographes: emancipation et performance (1850-1940)
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$44.95
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Résumé:
La photographie, images d’expression et d’émancipation des femmes à travers la prise de possession de leur corps par l’image. Les femmes et la photographie : deux univers contrariés et maintenus en marge de l’empirée artistique du XIXe siècle. Cet ouvrage raconte comment ces deux univers ont fait alliance, dans une symbiose incroyablement fertile. Les femmes ont alors fait preuve d’une capacité à affronter instinctivement, dans des conditions historiques données, certains refoulements culturels et sociaux caractéristiques du monde occidentalisé. A commencer par ceux du corps et du geste. Ainsi, à la même période où débutait le lent processus d’acceptation du corporel dans la sphère culturelle occidentale, de façon curieusement analogue, les femmes artistes s’en faisaient courageusement les interprètes – bien qu’au prix de nombreuses difficultés – car elles-mêmes avaient subi depuis des siècles le même phénomène de « relégation » des activités intellectuelles et artistiques. Cette poétique commune de récupération de la corporéité et de l’action, que certaines artistes parvinrent à interpréter de façon originale, anticipait le climat de recherche de la performance et de l’identité des années 1970, Douze artistes différentes, étudiées dans cet ouvrage, témoignent de cet engagement et de cette réalisation par la photographie : Alice Austen, Gertrude Arndt, Virginia Oldoini (Comtesse de Castiglione), Hannah Cullwick, Anne Brigman, Claude Cahun, Julia Margaret Cameron, Clementina Hawarden, Hannah Höch, Tina Modotti, Leni Riefenstahl et Madame Yevonde. Certaines ont été des artistes d’une façon assez ab-norme, et l’étiquette leur est appliquée de façon très élastique. D’autres, en revanche, ont pratiqué simultanément d’autres moyens d’expression. Mais, pour toutes, la photographie a été une occasion d’exhibitionnisme narcissique, de voyeurisme fétichiste, de travestissement identitaire, de recherche et de témoignage de leur propre identité sexuelle, de fragmentation et de reconstruction imaginaire du réel, de praxis et d’exaltation de la politique et de l’idéologie. En d’autres termes, la photographie a été vécue par elles comme possibilité de récits du corps et de l’action. Les raisons de cette relation dangereuse (femmes-photographie-corps-action) sont celles d’une véritable affinité élective, au point que la photographie, pour de nombreuses femmes, en Amérique singulièrement, a représenté dès la fin du XIXe siècle le territoire de leur émancipation sociale et économique.
Photographie- collections
livres
Description:
195 pages : illustrations (some color) ; 29 cm
Saint-Germain-en-Laye : Presses franciliennes, [2010]
Le Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye / sous la direction d'Emmanuel Lurin.
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195 pages : illustrations (some color) ; 29 cm
livres
Saint-Germain-en-Laye : Presses franciliennes, [2010]
livres
$29.95
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Résumé:
Se risquer à prendre l'initiative d'un projet n'est pas toujours un bon calcul. Cet engagement personnel compte trop peu en face des projets de ceux qui détiennent l'autorité. Être intégré à ceux-là en revanche est une stratégie qui peut se révéler plus rentable. Ce n'est pas là une simple formalité. Soit. Mais la participation au projet se mérite parce que c'est un gage(...)
janvier 1900, Orléans
Kristina Solomoukha : les principes ne sont pas négociables
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$29.95
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Résumé:
Se risquer à prendre l'initiative d'un projet n'est pas toujours un bon calcul. Cet engagement personnel compte trop peu en face des projets de ceux qui détiennent l'autorité. Être intégré à ceux-là en revanche est une stratégie qui peut se révéler plus rentable. Ce n'est pas là une simple formalité. Soit. Mais la participation au projet se mérite parce que c'est un gage de réussite sinon une fin en soi. Le tout sera donc d'en être en se connectant au réseau porteur. Le projet, tel que le définissent Luc Boltanski et Eve Chiapello dans Le Nouvel Esprit du Capitalisme, est bien " l'occasion et le prétexte de la connexion ", l'occasion et le prétexte de rencontres et de discussions entre des personnes réactives, mobiles, motivées et impliquées ailleurs. Car il ne suffira pas d'un seul projet pour avoir l'air d'être à la hauteur ; il en faudra sans cesse de nouveaux, et si possible plusieurs à la fois. Ainsi la vie s'écoulera au rythme des projets auxquels vous aurez la capacité de répondre. Faute de quoi, vous donnerez l'impression de stagner. L'activité de Kristina Solomoukha consiste autant à s'engager dans des projets qu'à penser et à matérialiser les formes que prend cet engagement. Projet (1997) en représente toutes les étapes en même temps qu'il les active. Son développement et sa représentation ne font qu'un. Sa mise en œuvre correspond à l'objectif qu'est sa mise en vue. Pour être transparent dans son processus, Projet reste conforme aux rouages et à l'économie de n'importe quel projet digne de ce nom. Mais toutes les phases, comme les liens entre elles, ne sont mises en forme que par des éléments au symbolisme quasiment caricatural. Projet tient ainsi dans une forme de représentation standard : la maquette. Y figurent des constructions dont l'architecture signe la fonction avec le symbolisme " cheap " d'une ville Playmobil. Un temple à colonnades figure une banque et la banque figure la phase financement du projet : simplification de circonstance qui fait écho aux schématismes efficaces de la syntaxe entreprenariale autant que de la planification urbaine. Architecture et " culture du projet " ont en commun d'être les cadres, matériels ou procéduraux, qui orientent nos manières d'agir. Comment dès lors ne pas s'y plier aveuglément, sans toutefois prétendre vainement s'en défaire ? Imaginer un télescopage comique entre la grammaire du pouvoir et la pensée d'un sujet critique. Par exemple, exprimer les préoccupations personnelles de l'artiste au travail en pourcentages et en données statistiques (Journal intime, 1994-2001). Drôle de combinaison qui ne montre pas une incompatibilité. Elle tourne plutôt en dérision l'étroitesse sinon l'inflexibilité de certains cadres qui donnent lieu à des situations absurdes. C'est en proposant de nouvelles configurations urbaines ou des architectures inédites que les dessins de Kristina Solomoukha grossissent malicieusement les aberrations contemporaines. Dans tous ses travaux, la critique est le résultat d'une tentative de participation et d'implication. Comme si en creux se dessinait le portrait collectif d'un sujet contemporain dépassé par des structures de pouvoir et des mécanismes économiques qui tournent à plein mais dans le vide. Qu'un projet aboutisse est gratifiant. C'est la preuve de l'efficacité de votre collaboration mais son aboutissement met un terme au projet dans lequel vous donniez enfin la pleine mesure de vos compétences. Projet débouche lui sur des produits dérivés qui le bouclent, sans l'achever. Ils renvoient à l'impulsion initiale.
livres
janvier 1900, Orléans