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À travers la sélection d’environ quatre-vingts oeuvres des années nabis et parisiennes, des scènes de rue et d’intérieur, familiales ou plus intimes, avec notamment une séquence consacrée à sa compagne, Marthe, et jusqu’aux paysages du Cannet des années 1930-1940, est évoqué Bonnard, peintre « voyageur autour de sa maison » (Maurice Denis). Le parcours de l’exposition(...)
Pierre Bonnard : la couleur radieuse
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À travers la sélection d’environ quatre-vingts oeuvres des années nabis et parisiennes, des scènes de rue et d’intérieur, familiales ou plus intimes, avec notamment une séquence consacrée à sa compagne, Marthe, et jusqu’aux paysages du Cannet des années 1930-1940, est évoqué Bonnard, peintre « voyageur autour de sa maison » (Maurice Denis). Le parcours de l’exposition invite le visiteur dans l’intimité de l’artiste et de son processus créatif où, non sans un certain décalage nostalgique, le réel et son souvenir entrent en tension avec le pictural et les exigences propres au tableau et à sa surface. Bonnard, en explorant très tôt, et paradoxalement toujours dos au motif, dans l’atelier, une thématique et des schémas de composition renouvelés par ses audacieux cadrages, fait transiter sa peinture du foyer familial à celui de la couleur « qui agit », selon la belle formule que rappelait Antoine Terrasse. Le peintre exprime son obsession de « voir, voir vraiment » dans une peinture portée jusqu’à l’équilibre instable, au brouillage et à la rupture avec le visible ordinaire, quand les figures fantomatiques habitent les fonds et les périphéries des tableaux – quand elles ne jouent pas les caméléons dans des taches et strates colorées d’une extraordinaire complexité. Bonnard occupe une position singulière dans l’histoire de l’art de la première moitié du XXe siècle, tantôt comme avenant à l’impressionnisme tantôt comme jalon d’une tendance abstraite de la couleur qui s’ancre dans la figuration, tout en invitant pour aujourd’hui à « regarder le monde non pas à travers les yeux du peintre mais ceux de la peinture » (Peter Doig).
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Le sang ne se synthétise pas, ou pas encore. Concrètement, chaque année, 119 millions de poches de sang sont collectées dans le monde, permettant de soigner et de sauver des milliers de personnes souffrant de multiples maladies, de cancers ou victimes d’hémorragie. L’acte de donner son sang gratuitement et anonymement reconstruit des existences et, autant que résistent(...)
Trois gouttes de sang comme une fleur
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Le sang ne se synthétise pas, ou pas encore. Concrètement, chaque année, 119 millions de poches de sang sont collectées dans le monde, permettant de soigner et de sauver des milliers de personnes souffrant de multiples maladies, de cancers ou victimes d’hémorragie. L’acte de donner son sang gratuitement et anonymement reconstruit des existences et, autant que résistent les coquelicots à l’emprise du béton, des vies trop fragiles sont maintenues par ces justes, éloignés des suffisances narcissiques tout autant que de l’évaluation marchande de leurs gestes. Rendre compte de cette éthique délicate et discrète des pratiques ordinaires liant le don, le soin et la gratitude, par un dialogue associant des textes et des photos, nous a semblé essentiel. « Trois gouttes de sang comme une fleur » est donc un récit à deux voix – celles d’un photographe et d’un anthropologue – mêlant le réalisme du regard à une appréhension poétique du monde. Une narration entremêlée pour reconnaître l’importance de ces « vies minuscules » sans qui nul ne serait ni soigné ni sauvé. Par une écriture photographique sensible à l’imaginaire Clément Chapillon a tendu un « fil rouge » reliant les différents acteurs du don, notamment par un dispositif d’autoportraits. Chaque personne photographiée a elle-même « pressé » le déclencheur incarnant ainsi son engagement et par ce geste partageant la solidarité d’une générosité anonyme. À partir d’entretiens réalisés avec des donneurs, des receveurs et des professionnels de santé, en questionnant sa propre expérience des soins, Yannick Jaffré a questionné les mots du don et ce que la vulnérabilité peut ajouter à l’humain.
Monographies photo
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François Ascher (1946-2009) Grand Prix de l'urbanisme 2009, choisi à l'unanimité par un jury international, est inclassable. Il a su transférer les savoirs de tous les domaines, les féconder ainsi et offrir un regard renouvelé sur la ville. La liberté revendiquée par l'auteur pour les individus, les sociétés, et lui-même, lui a fait explorer cette ville multiforme,(...)
Organiser la ville hypermoderne- François Ascher, Grand Prix de l'urbanisme 2009
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François Ascher (1946-2009) Grand Prix de l'urbanisme 2009, choisi à l'unanimité par un jury international, est inclassable. Il a su transférer les savoirs de tous les domaines, les féconder ainsi et offrir un regard renouvelé sur la ville. La liberté revendiquée par l'auteur pour les individus, les sociétés, et lui-même, lui a fait explorer cette ville multiforme, complexe et hétérogène. Il a appelé les acteurs de la ville à une attitude plus ouverte aux modes de vie, inscrite dans les flux et la mobilité, notamment au regard de la triple crise financière, environnementale et sociale. Esprit impertinent, François Ascher aura interpellé décideurs et professionnels pour doter cette ville hypermoderne d'une vision et d'un dessein afin de guider son, aménagement sans céder à la tentation d'une forme de dirigisme qui a fait son temps, car la ville ne se décrète pas. Mais elle peut être conduite en restant à l'écoute des appétences sociales, du marché et des acteurs multiples qui la fabriquent. Il s'agit de mieux faire la ville pour tous et de consacrer autant de talent et d'énergie à toutes les formes qu'elle revêt, de la plus historique à la plus campagnarde, de la plus dense à la moins dense car cette dernière exige aussi de la sollicitude et de la qualité. Qualité de vie, liberté de mouvement, mais aussi responsabilité écologique peuvent se combiner grâce à des lotissements "verts", des modes de déplacement et d'énergie high tech, une vision du devenir territorial, qui appellent à une évolution des gouvernances.
Théorie de l’urbanisme
Habiter la menace
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Résumé:
À l'aube du XXIe siècle, il est communément admis que la nature, au même titre que le construit, est un artefact, une élaboration humaine. C'est clair, c'est l'héritage du XXe siècle. Ce qui est nouveau, toutefois, c'est que notre environnement, naturel et construit, soit désormais perçu, tant au plan symbolique que littéral, comme source de danger. La nature, la montagne(...)
Habiter la menace
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À l'aube du XXIe siècle, il est communément admis que la nature, au même titre que le construit, est un artefact, une élaboration humaine. C'est clair, c'est l'héritage du XXe siècle. Ce qui est nouveau, toutefois, c'est que notre environnement, naturel et construit, soit désormais perçu, tant au plan symbolique que littéral, comme source de danger. La nature, la montagne et l'air notamment, tout comme la ville en termes génériques, menacent l'être humain. Lothar, les avalanches de février 1999, les éboulements, sans parler des champs électromagnétiques et des gaz azotés, ont envahi les médias ; leurs images côtoient désormais celles, un peu fanées, des océans lointains aux eaux transparentes. En même temps, ce monde, où chacun prend les risques individuels les plus fous (base jumping, ski extrême...), n'accepte plus le risque collectif. Les ouvrages de protection se multiplient (digues, murs, etc.) et envahissent le paysage, sans discernement, avec la vigueur et la bonne conscience de l'investissement " utile " parce que nécessaire. Dans ce contexte, une réflexion architecturale doit s'engager. L'ouvrage de protection ne pourrait-il pas accueillir d'autres programmes ? La digue ne pourrait-elle pas être à la fois paravalanche et hôtel ? La chemise de protection d'un gros transformateur en milieu urbain ne pourrait-elle pas être tout ensemble mur et habitation ? Ce qui est hostile peut-il être hospitalier ? Ne pourrait-on pas habiter la menace ? Dans cet ouvrage, subtilement illustré, les textes d'un philosophe et d'une géographe côtoient ceux de quatre architectes dont les projets expriment le plaisir de renouveler une pensée architecturale qui apprivoiserait la menace, de repenser une pratique où faire, ce serait faire d'une pierre deux coups...
Architecture écologique
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Entrée sur la scène de l’art armée d’un fusil destiné à « faire saigner la peinture », Niki de Saint Phalle (1930-2002) a créé une œuvre protéiforme traversée de façon continue par ce qu’elle a vu et vécu. Cette biographie de référence – la première en langue française qui lui est consacrée – éclaire le dialogue que la femme et la créatrice ont constamment entretenu. Elle(...)
Niki de Saint Phalle : la révolte à l'oeuvre
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Entrée sur la scène de l’art armée d’un fusil destiné à « faire saigner la peinture », Niki de Saint Phalle (1930-2002) a créé une œuvre protéiforme traversée de façon continue par ce qu’elle a vu et vécu. Cette biographie de référence – la première en langue française qui lui est consacrée – éclaire le dialogue que la femme et la créatrice ont constamment entretenu. Elle révèle le parcours hors du commun de cette artiste autodidacte, élevée en Amérique dans une famille de la vieille aristocratie française, et met en évidence la cohérence de son engagement artistique, depuis ses débuts peu connus de peintre, jusqu’aux animaux de l’Arche de Noé, en passant par les Tableaux-tirs, les Autels, les Mariées, les Nanas, les diverses sculptures monumentales, créées ou non avec son compagnon Jean Tinguely, sans oublier les films et les innombrables dessins, pétris de poésie et d’humour, qu’elle a réalisés. Croisant, pour la première fois et de manière systématique, quantités de sources (témoignages, correspondance, journaux, travaux préparatoires, archives sonores et audiovisuelles, notes, manuscrits) recueillies dans plusieurs pays (Amérique, France, Allemagne, Suisse, Belgique, Italie), cet ouvrage a bénéficié de la confiance de la Fondation Niki de Saint Phalle installée en Californie. Il campe une personnalité exceptionnelle par la forme remarquablement joueuse qu’elle a donnée à son féminisme, par l’énergie qu’elle a déployée, notamment pour construire son Jardin des tarots en Toscane, et l’opulence de son œuvre, conçue en menant vies privée et professionnelle de concert. A travers le portrait de celle qui fut la seule femme du groupe des Nouveaux réalistes (Klein, César, Arman, Villeglé, etc.), cette biographie dessine celui d’une époque dont les révoltes et les audaces fascinent toujours la jeune génération.
Porto azulejos
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Du nord au sud du Portugal, les édifices resplendissent grâce aux reflets des azulejos. Ces carreaux de faïence polychromes, initialement à dominante bleue, sont l’élément constant de l’architecture portugaise depuis plusieurs siècles. Médaillons religieux au-dessus des linteaux, frises encadrant portes et fenêtres, lambris tapissant de longs murs, habillage de façades(...)
Porto azulejos
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Du nord au sud du Portugal, les édifices resplendissent grâce aux reflets des azulejos. Ces carreaux de faïence polychromes, initialement à dominante bleue, sont l’élément constant de l’architecture portugaise depuis plusieurs siècles. Médaillons religieux au-dessus des linteaux, frises encadrant portes et fenêtres, lambris tapissant de longs murs, habillage de façades entières, ils brillent de leur présence à chaque coin de rue et nul ne peut échapper à leur pouvoir de fascination. Lointains descendants des céramiques perses, les premiers azulejos hispano-mauresques connus datent du xve siècle. Depuis cinq siècles, les azulejos sont le miroir du Portugal. Si sur eux ont glissé le soleil, la pluie et les jours, ils ont fixé, au fil de l’histoire du pays, l’esprit et le goût de toute une nation, au point d’en devenir un des symboles les plus reconnaissables. Passant par plusieurs périodes, dont celle de la fin du xviie siècle où les azulejos sont exclusivement peints en bleu cobalt, au xixe siècle ils connaissent une production industrielle et inventive qui accompagnera le revêtement total en azulejos à patron des murs extérieurs des édifices. Cette mode – et choix aussi lié à l’humidité – est très présente au nord du Portugal et notamment à Porto. Belle ville, Porto offre au passant un choix surprenant de styles. Les lambris d’azulejos suivent les grands courants stylistiques : romantisme, purement hygiénique, Art nouveau, Art déco, estampage géométrique, abstrait, publicitaire, etc. Ce livre propose un aperçu de ces fresques et façades curieuses et uniques que le visiteur pourra découvrir au gré de ses promenades, et précise leur localisation dans la ville. Un livre témoin, découverte ou souvenir de cet art de l’azulejo dans lequel Porto excelle.
Design, époques et styles
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Fondée sur une claire distinction entre espace privé et espace public, la ville ancienne s’est imposée aux temps modernes avec son bâti homogène, ses places et les jardins de ses souverains, désormais accessibles au public. Malmené par l’industrialisation, mis au ban par les adeptes des nouvelles fonctionnalités urbaines, l’urbanisme classique a fait long feu aux 19e et(...)
Les temps de l'espace public urbain: construction, transformation et utilisation
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Fondée sur une claire distinction entre espace privé et espace public, la ville ancienne s’est imposée aux temps modernes avec son bâti homogène, ses places et les jardins de ses souverains, désormais accessibles au public. Malmené par l’industrialisation, mis au ban par les adeptes des nouvelles fonctionnalités urbaines, l’urbanisme classique a fait long feu aux 19e et 20e siècles. Mais tant les préoccupations hygiénistes que les utopies sociales ont jalousement couvé le souvenir d’espaces urbains généreux, celui aussi des grandes plages vertes léguées par l’histoire. En effet, s’il est apparu évident qu’il fallait réinventer l’habiter pour loger plus et mieux, ce qui a souvent donné lieu à une tabula rasa, la relation entre les creux et les pleins de la ville n’a cessé d’interpeller les créateurs et acteurs de la polis. À tous ceux-là, les développements de la science aidant, l’espace public s’est plutôt posé comme «lieu de» représentation et d’appropriation que comme figure urbaine canoniquement figée. Depuis lors, l’espace public urbain est devenu une notion équivoque, englobant de nombreuses réalités, convoquant autant d’images que d’imaginaires. Aujourd’hui, un fait s’impose: la ville du XXIe siècle se définira par ses espaces publics. Leurs figures spécifiques et les pratiques urbaines auxquelles la ville se prête sont de puissants révélateurs identitaires. Par-delà les approches disciplinaires, cet ouvrage propose de (re)penser les rapports entre le bâti et la société. Les auteurs des textes montrent en effet à quel point la réflexion sur les espaces publics urbains est plus que jamais d’actualité; ils soulignent la place que ces lieux d’ancrage occupent dans les constructions identitaires, révèlent les discours interprétatifs auxquels ils donnent lieu en explorant, notamment, le lien qui, en ces lieux, unit créativité et quotidienneté. Du Québec au Viêt-nam en passant par la France et l’Angleterre, chaque auteur livre un regard neuf sur la ville et ses espaces.
Théorie de l’urbanisme
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Du président de la République au maire de Paris en passant par le président de la région Île-de-France, voilà trois strates du pouvoir, celui de l'État, des collectivités territoriales et de la municipalité parisienne qui, armées d'un nouveau secrétaire d'État, se portent au chevet de la capitale française pour décider de son avenir, cinquante ans après la mission(...)
Paris métropole: formes et échelles du Grand-Paris
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Du président de la République au maire de Paris en passant par le président de la région Île-de-France, voilà trois strates du pouvoir, celui de l'État, des collectivités territoriales et de la municipalité parisienne qui, armées d'un nouveau secrétaire d'État, se portent au chevet de la capitale française pour décider de son avenir, cinquante ans après la mission Delouvrier. Mais plus que d'un nouvel Haussmann autoritaire, plus que d'effets d'annonce, de luttes politiciennes ou de mirifiques et prestigieux projets, le Grand-Paris a besoin de se forger une identité et un destin communs. Pour servir cette ambition, il convient d'expliquer et d'analyser les aspects de cette métropole, c'est précisément la tâche à laquelle ce livre s'assigne. Il traite de la forme de la ville en essayant de fournir des outils comme des repères pour décrire l'agglomération parisienne et imaginer son avenir au XXIe siècle au sein des grandes métropoles mondiales. Le débat sur Paris et son agglomération est essentiel : quelle ville et pour qui ? Par quelles modalités associer les citoyens aux décisions qui les concernent ? Comment faire participer les acteurs économiques aux stratégies d'aménagement qui fixent le cadre du développement ? Cette discussion se nourrit des espoirs, des inquiétudes et des prises de conscience, certaines récentes, sur l'environnement et la préservation des ressources, sur la densité et l'économie des sols, sur les modes de transport et le développement économique, sur le logement et l'emploi. Philippe Panerai est architecte et urbaniste. Son activité professionnelle, façonnée par la pratique de l'enseignement et de la recherche, se déploie selon trois grands champs : le grand territoire, la forme de la ville et l'intégration des grandes infrastructures, les mutations du tissu urbain, notamment celles des grands ensembles de logements sociaux.
Théorie de l’urbanisme
Le futur n'existe pas
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Résumé:
Un philosophe spécialiste de Bergson et d’Einstein, passionné d’art contemporain (Elie During), un artiste issu du design automobile, connu pour ses projets mêlant fiction, utopie et fiction d’utopie (Alain Bublex), se rencontrent autour d’un problème commun : celui de notre rapport au futur. Mais une fois dit que le futur n’existe que sur le mode de la prévision, de la(...)
Le futur n'existe pas
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Un philosophe spécialiste de Bergson et d’Einstein, passionné d’art contemporain (Elie During), un artiste issu du design automobile, connu pour ses projets mêlant fiction, utopie et fiction d’utopie (Alain Bublex), se rencontrent autour d’un problème commun : celui de notre rapport au futur. Mais une fois dit que le futur n’existe que sur le mode de la prévision, de la projection ou du fantasme, comment faire autrement que parler du présent – par exemple de notre incapacité présente à désirer le futur ? Ce thème de la « nostalgie du futur » a été développé par des penseurs comme Jameson sur les ruines des grands récits et des utopies du siècle, dont témoignent à leur manière les grandes expositions universelles. Il nourrit aujourd’hui des discours ambivalents sur la « rétro-manie » ou le « rétrofuturisme », un courant qui traverse toute la culture contemporaine, de la science-fiction à la musique pop en passant par l’architecture, la mode ou le design. Les auteurs de ce livre proposent du phénomène rétrofuturiste une lecture différente, en partant d’une intuition simple : le futur n’existe qu’à travers les innombrables futurs portés par les époques révolues, et notamment par notre modernité proche, qui a peut-être tenté avec plus d’intensité qu’aucune autre de prendre son avenir en main. L’histoire est décidément bien plus peuplée qu’on ne l’imagine. Les futurs du passé, non réalisés, insistent au coeur de notre temps, dessinant par leurs lignes de futurition active une multitude d’histoires parallèles. Ces futurs existent-ils moins que les autres ? Pourquoi ne pas leur conférer une dignité ontologique égale à celle des futurs du présent ? Ce serait l’occasion d’en parler, pour une fois, sans ironie ni nostalgie, du point de vue des ressources qu’ils offrent au projet artistique, mais aussi à la création philosophique.
Théorie/ philosophie
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Résumé:
Ce livre rassemble pour la première fois le travail en Irlande d'Akihiko Okamura à l'occasion de la numérisation de ce corpus quasi inédit, accompagné de textes qui contextualisent son travail dans l'histoire de l'époque et celle du médium photographique. Pendant les Troubles, la lutte pour l'indépendance qui dura de 1969 à 1998, l'Irlande du Nord a attiré un grand nombre(...)
Akihiko Okamura: Les souvenirs des autres
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Résumé:
Ce livre rassemble pour la première fois le travail en Irlande d'Akihiko Okamura à l'occasion de la numérisation de ce corpus quasi inédit, accompagné de textes qui contextualisent son travail dans l'histoire de l'époque et celle du médium photographique. Pendant les Troubles, la lutte pour l'indépendance qui dura de 1969 à 1998, l'Irlande du Nord a attiré un grand nombre de photojournalistes étrangers venu documenter les événements. Certains d'entre eux ont trouvé un sujet qui les touchait personnellement, les poussant à dépasser les codes du photojournalisme. C'est le cas du photographe japonais Akihiko Okamura qui a réalisé un travail unique et remarquable en couleur dans les premières années du conflit, et qui est curieusement encore méconnu aujourd'hui. Né à Tokyo en 1929, Akihiko Okamura s'est distingué comme l'un des grands photographes de guerre de sa génération, opérant notamment au Vietnam au début des années 1960. Il est toujours très respecté au Japon, mais son travail et son expérience en Irlande, essentiels à la fois dans son oeuvre et pour sa vie personnelle, ont été peu explorés. Okamura est arrivé sur l'île avec sa famille en 1969 et y a vécu jusqu'à sa mort en 1985. Il a photographié son quotidien et les alentours, mais a vite été pris d'intérêt pour le nord du pays et sa lutte pour l'indépendance. Son attachement à ce pays et à son histoire l'ont conduit à produire l'une des oeuvres photographiques les plus significatives réalisées par un photographe étranger, mêlant à la fois cette simplicité du cadrage et du sujet, très japonaise, à une force dans la composition pour des sujets plus violents. En Irlande, il s'est éloigné du photojournalisme pour développer un témoignage plus personnel.
Monographies photo