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La photographie, images d’expression et d’émancipation des femmes à travers la prise de possession de leur corps par l’image. Les femmes et la photographie : deux univers contrariés et maintenus en marge de l’empirée artistique du XIXe siècle. Cet ouvrage raconte comment ces deux univers ont fait alliance, dans une symbiose incroyablement fertile. Les femmes ont alors(...)
Femmes photographes: emancipation et performance (1850-1940)
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La photographie, images d’expression et d’émancipation des femmes à travers la prise de possession de leur corps par l’image. Les femmes et la photographie : deux univers contrariés et maintenus en marge de l’empirée artistique du XIXe siècle. Cet ouvrage raconte comment ces deux univers ont fait alliance, dans une symbiose incroyablement fertile. Les femmes ont alors fait preuve d’une capacité à affronter instinctivement, dans des conditions historiques données, certains refoulements culturels et sociaux caractéristiques du monde occidentalisé. A commencer par ceux du corps et du geste. Ainsi, à la même période où débutait le lent processus d’acceptation du corporel dans la sphère culturelle occidentale, de façon curieusement analogue, les femmes artistes s’en faisaient courageusement les interprètes – bien qu’au prix de nombreuses difficultés – car elles-mêmes avaient subi depuis des siècles le même phénomène de « relégation » des activités intellectuelles et artistiques. Cette poétique commune de récupération de la corporéité et de l’action, que certaines artistes parvinrent à interpréter de façon originale, anticipait le climat de recherche de la performance et de l’identité des années 1970, Douze artistes différentes, étudiées dans cet ouvrage, témoignent de cet engagement et de cette réalisation par la photographie : Alice Austen, Gertrude Arndt, Virginia Oldoini (Comtesse de Castiglione), Hannah Cullwick, Anne Brigman, Claude Cahun, Julia Margaret Cameron, Clementina Hawarden, Hannah Höch, Tina Modotti, Leni Riefenstahl et Madame Yevonde. Certaines ont été des artistes d’une façon assez ab-norme, et l’étiquette leur est appliquée de façon très élastique. D’autres, en revanche, ont pratiqué simultanément d’autres moyens d’expression. Mais, pour toutes, la photographie a été une occasion d’exhibitionnisme narcissique, de voyeurisme fétichiste, de travestissement identitaire, de recherche et de témoignage de leur propre identité sexuelle, de fragmentation et de reconstruction imaginaire du réel, de praxis et d’exaltation de la politique et de l’idéologie. En d’autres termes, la photographie a été vécue par elles comme possibilité de récits du corps et de l’action. Les raisons de cette relation dangereuse (femmes-photographie-corps-action) sont celles d’une véritable affinité élective, au point que la photographie, pour de nombreuses femmes, en Amérique singulièrement, a représenté dès la fin du XIXe siècle le territoire de leur émancipation sociale et économique.
Photographie- collections
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Architecte, théoricien, urbaniste et écrivain, Jozsef Vago travaille à Budapest (1900-1919, 1926-1940), à Rome (1919-1926) et à Genève (1927-1935), avant de s'établir en France (1940-1947). Jeune diplômé, il s'engage dans la Sécession hongroise fondée par Odon Lechner et s'attache, comme de nombreux architectes de sa génération, à élaborer un nouveau langage architectural(...)
Jozsef Vago 1877-1947 : un architecte hongrois dans la tourmente européenne
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Architecte, théoricien, urbaniste et écrivain, Jozsef Vago travaille à Budapest (1900-1919, 1926-1940), à Rome (1919-1926) et à Genève (1927-1935), avant de s'établir en France (1940-1947). Jeune diplômé, il s'engage dans la Sécession hongroise fondée par Odon Lechner et s'attache, comme de nombreux architectes de sa génération, à élaborer un nouveau langage architectural national qui valorise la culture populaire. Jozsef Vago est aujourd'hui considéré comme l'une des figures de proue du renouveau architectural hongrois. Ses réalisations à Budapest entre 1903 et 1914, fleurons d'architecture " nationale " imprégnés de modernisme viennois, témoignent de son ouverture vers l'Occident et de son attention à la question sociale. Membre du Werkbund, engagé pendant la période révolutionnaire de 1918-1919, il est contraint d'émigrer en Italie lors de l'arrivée au pouvoir de l'amiral Horthy. Installé à Rome entre 1920 et 1926, il tente en vain de s'intégrer à la profession : il élabore des nouvelles typologies d'habitat social pour les cités-jardins romaines, publie de nombreux projets sous le nom de " Giuseppe Vago ", mais ne parvient à obtenir qu'une seule commande à Rome. Sans ressources, confronté à la xénophobie et au fascisme, il se réinstalle à Budapest, où il se voit empêché d'exercer par l'Ordre des architectes hongrois, créé en 1926. Sa victoire au concours du palais de la Société des Nations à Genève en 1927 inaugure une nouvelle phase de sa carrière. Ses démêlés avec ses associés - Henri-Paul Nénot, Jules Flegenheimer, Camille Lefèvre et Carlo Broggi - et avec Le Corbusier au cours de la réalisation du projet l'incitent, dans les années trente et quarante, à prendre part au débat architectural européen, à entamer une importante œuvre de critique et à élaborer une véritable philosophie de l'architecture et de l'urbanisme. Combattant les positions de l'avant-garde architecturale - et notamment de Le Corbusier -, il tente d'établir une synthèse entre les idéaux de l'Art nouveau et du modernisme, estimant que l'architecte doit s'efforcer de répondre aux aspirations sociales et économiques du Mouvement moderne sans pour autant renoncer au " superflu ", c'est-à-dire à la qualité artistique et à l'ornementation. Cette recherche, qui apparaît dans son ouvrage théorique À travers les villes (1930) et dans son projet d'urbanisation de Budapest (1933-1937), trouve son aboutissement dans son projet théorique de reconstruction opposé aux préceptes des CIAM et de la Charte d'Athènes : la Ville de l'Avenir (1940-1945)
Architecture, monographies