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Le rouge est en Occident la première couleur que l’homme a maîtrisée, aussi bien en peinture qu’en teinture. C’est probablement pourquoi elle est longtemps restée la couleur «par excellence», la plus riche du point de vue matériel, social, artistique, onirique et symbolique. Admiré des Grecs et des Romains, le rouge est dans l’Antiquité symbole de puissance, de richesse(...)
Rouge : histoire d'une couleur
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Le rouge est en Occident la première couleur que l’homme a maîtrisée, aussi bien en peinture qu’en teinture. C’est probablement pourquoi elle est longtemps restée la couleur «par excellence», la plus riche du point de vue matériel, social, artistique, onirique et symbolique. Admiré des Grecs et des Romains, le rouge est dans l’Antiquité symbole de puissance, de richesse et de majesté. Au Moyen Âge, il prend une forte dimension religieuse, évoquant aussi bien le sang du Christ que les flammes de l’enfer. Mais il est aussi, dans le monde profane, la couleur de l’amour, de la gloire et de la beauté, comme celle de l’orgueil, de la violence et de la luxure. Au XVIe siècle, les morales protestantes partent en guerre contre le rouge dans lequel elles voient une couleur indécente et immorale, liée aux vanités du monde et à la «théâtralité papiste». Dès lors, partout en Europe, dans la culture matérielle comme dans la vie quotidienne, le rouge est en recul. Ce déclin traverse toute l’époque moderne et contemporaine et va en s’accentuant au fil du temps. Toutefois, à partir de la Révolution française, le rouge prend une dimension idéologique et politique. C’est la couleur des forces progressistes ou subversives, puis des partis de gauche, rôle qu’il a conservé jusqu’à aujourd’hui. Soutenu par une abondante iconographie, cet ouvrage est le quatrième d’une série consacrée à l’histoire sociale et culturelle des couleurs en Europe. Rouge.Histoire d'une couleur fait suite à Bleu. Histoire d’une couleur (2000), Noir. Histoired’une couleur (2008) et à Vert. Histoire d’une couleur (2013).
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Le décret du 5 prairial an XII (25 mai 1804) érigeait la bourgade de La Roche-sur-Yon en chef-lieu du département de la Vendée et engageait la planification d'une nouvelle ville par les ingénieurs des ponts et chaussées. Réuni lors de la célébration du bicentenaire par la municipalité de La Roche-surYon, un colloque qui élargissait la réflexion autour de cette ville(...)
octobre 2006, Rennes
Autour de la ville de Napoléon : colloque de la Roche-sur-Yon
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Le décret du 5 prairial an XII (25 mai 1804) érigeait la bourgade de La Roche-sur-Yon en chef-lieu du département de la Vendée et engageait la planification d'une nouvelle ville par les ingénieurs des ponts et chaussées. Réuni lors de la célébration du bicentenaire par la municipalité de La Roche-surYon, un colloque qui élargissait la réflexion autour de cette ville singulière fut l'occasion de ramener l'attention vers les villes du début du X1Xe siècle. L'organisation scientifique du colloque a été assurée par le laboratoire LAUA de l'école nationale supérieure d'architecture de Nantes. L'intitulé retenu, «Autour de la ville de Napoléon», a une double portée : tout d'abord un retour sur la ville nommée Napoléon, La Roche-sur-Yon, qui reçoit ce nom en 1805. Ce titre renvoie aussi à une réflexion sur la ville de la période impériale, soit en France, soit dans des territoires d'influence française. Il élargit le débat, alentour, en termes spatiaux ou en termes temporels, pour interroger des cas exemplaires de «villes d'autorité» dans d'autres contextes, ou pour suivre le devenir et l'actualité de ce type de villes. La figure planifiée et tramée de La Roche-sur-Yon, ville administrative fondée par décret dans le cadre des mesures de pacification des départements de l'Ouest de la France à l'issue de la Révolution, et dans celui plus vaste de la réorganisation territoriale de l'Empire, sert de point d'appui à l'examen du rapport entre les questions politico-administratives et la configuration spatiale des villes fondées, étendues ou transformées par acte d'autorité, notamment au début du XIXe siècle, en France, en Europe ou en Amérique. Elle permet d'aborder le vécu et le devenir de ces villes, questionnant leur réception et leur appropriation, entre méconnaissance et patrimonialisation.