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Parce qu'il contribue à la mise en forme de contenus et à l'organisation des conditions de circulation des biens matériels et immatériels, le design graphique est toujours une recherche d'équilibre entre son instrumentalisation par les pouvoirs économiques, politiques et l'attitude critique des designers à l'égard de ces pouvoirs. Le vertige naît de la rupture de cet(...)
Le vertige du funambule : le design graphique, entre économie et morale
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Parce qu'il contribue à la mise en forme de contenus et à l'organisation des conditions de circulation des biens matériels et immatériels, le design graphique est toujours une recherche d'équilibre entre son instrumentalisation par les pouvoirs économiques, politiques et l'attitude critique des designers à l'égard de ces pouvoirs. Le vertige naît de la rupture de cet équilibre. Le capitalisme cognitif et l'industrie culturelle connaissent les compétences du design graphique. Assimilé à un emballage créateur de plus-value, il contribue à favoriser l'extension d'un formatage esthétique mondialisé. Faut-il renoncer à la fonction critique du designer ? Faut-il accepter de faire le deuil d'une capacité à accompagner les individus dans la lecture de la complexité? Au contraire, il s'agit d'interroger et d'actualiser cette fonction critique en investissant ce qui constitue aujourd'hui le terreau commun : la culture numérique. Un certain nombre de conditions doivent cependant être réunies : revenir à l'histoire du design graphique et au contexte de sa formation à la fin du XIXe siècle, réfléchir à son rapport à la technique et à son lien à la notion de "projet". Cette actualisation nécessite la constitution d'une culture qui intègre les nouvelles pratiques forgées par l'arrivée des nouvelles technologies, une pensée de cette technologie et de nouvelles méthodes d'analyse. Pour cela, faut-il que chaque acteur du design graphique accepte de sortir de son statut et de ses certitudes : s'aventurer dans l'inconnu.
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Moyen d’accessibilité inéluctable au train, la marche est inhérente à la pratique de la gare. Cet espace-seuil entre la ville et le moyen de transport est donc censé la faciliter, voire la considérer comme mode de référence. Pourtant il n’en est rien et s’y joue encore quotidiennement pour les concepteurs, les gestionnaires, et pour les usagers les mêmes enjeux qu’au XIXe(...)
Le marcheur de la gare : Une architecture des corps
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Moyen d’accessibilité inéluctable au train, la marche est inhérente à la pratique de la gare. Cet espace-seuil entre la ville et le moyen de transport est donc censé la faciliter, voire la considérer comme mode de référence. Pourtant il n’en est rien et s’y joue encore quotidiennement pour les concepteurs, les gestionnaires, et pour les usagers les mêmes enjeux qu’au XIXe siècle : compter ses pas à travers la gare, guidés par la conception experte d’un parcours que l’on sait défini par un nombre incalculable de contraintes techniques, et les traduire en temps passé, en effort engagé, en expérience sensible dont il est attendu une certaine qualité. Le piéton en tant qu’individu n’est que très peu présent dans les réflexions sur les gares ferroviaires : on parle de marche en ville et de flux en gare, mais la question de la marche en gare demeure une réalité aussi plurielle qu’inexploitée. Cet ouvrage propose alors un pas de côté. Il s’attache à comprendre, au fil de l’Histoire, quels sont les enjeux de la marche pour les Compagnies Ferroviaires et quelles sont les réponses spatiales apportées par les concepteurs. À travers l’analyse d’un certain nombre de dispositifs spatiotemporels (salles d’attente, salle des pas perdus, signalétique, escalator, atriums, dispositifs de captation, nudge...), l’ouvrage montre que l’espace-gare que nous connaissons est un lieu de sédimentation des enjeux liés à l’individu en mouvement.
Théorie de l’architecture
Les gratte-ciel
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Avec l'apparition des gratte-ciel, véritables symboles de modernité urbaine, le paysage architectural des grandes métropoles connaît, dès la fin du XIXe siècle, des transformations majeures. Ces buildings spectaculaires, qui s'élancent dans les ciels de Tokyo, de Shanghai, de Riyad, de Londres ou de Chicago, sont non seulement les symboles de la croissance économique et(...)
Les gratte-ciel
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Avec l'apparition des gratte-ciel, véritables symboles de modernité urbaine, le paysage architectural des grandes métropoles connaît, dès la fin du XIXe siècle, des transformations majeures. Ces buildings spectaculaires, qui s'élancent dans les ciels de Tokyo, de Shanghai, de Riyad, de Londres ou de Chicago, sont non seulement les symboles de la croissance économique et financière de ces villes, mais aussi des œuvres d'art. Constructions innovantes -au niveau des techniques et des matériaux de construction - ou géants d'acier, de verre et de granit qui adaptent aux exigences de la modernité des éléments issus de l'architecture traditionnelle, les gratte-ciel transforment les paysages dans lesquels ils s'inscrivent. Si au début le principal défi était celui de la prouesse technique et du toujours plus haut, aujourd'hui les concepteurs privilégient l'habitabilité de l'immeuble et se montrent de plus en plus soucieux du bien-être environnemental. Les fonctions remplies par ces buildings dans un espace urbain en perpétuelle évolution sont très diverses : centres financiers ou administratifs, bureaux ou sièges d'entreprises, centres commerciaux ou hôtels. Cet ouvrage recense les gratte-ciel les plus spectaculaires et extravagants et raconte l'histoire de leur construction. Des images et des plans dévoilent la structure et l'organisation invisibles des buildings qui ont transformé le paysage architectural des métropoles. Les textes d'Antonino Terranova racontent toute la variété et l'originalité des gratte-ciel.
Gratte-ciels
Capitalisme carcéral
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Dans son livre « Capitalisme carcéral, » Jackie Wang examine le fonctionnement actuel du capitalisme aux États-Unis illustrant divers aspects du continuum carcéral comme la biopolitique de la délinquance juvénile, le profilage racial, la police prédatrice, la gouvernance cybernétique et le maintien de l’ordre algorithmique. Comment un réseau carcéral et des appareils de(...)
Capitalisme carcéral
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Dans son livre « Capitalisme carcéral, » Jackie Wang examine le fonctionnement actuel du capitalisme aux États-Unis illustrant divers aspects du continuum carcéral comme la biopolitique de la délinquance juvénile, le profilage racial, la police prédatrice, la gouvernance cybernétique et le maintien de l’ordre algorithmique. Comment un réseau carcéral et des appareils de répression policiers s’articulent-ils à la violence de l'économie et du racisme? S’agit-il de la continuation directe, sous un autre visage, du système d’esclavage qui perdura jusqu’au XIXe siècle et sur lequel se sont fondés les États-Unis d’Amérique? Est-ce un système de gestion des populations « surnuméraires » déclassées de leur position dans la hiérarchie sociale? Est-ce que les dispositifs policiers qui strient les espaces urbains ne seraient que d’autres moyens d’extraire de la valeur afin de garantir, à travers les mille et une infractions qu’ils répriment et le fermage d'amendes, la santé financière de l’État? De la privatisation des prisons et des agences de sécurité jusqu’au développement massif d’une industrie technosécuritaire en passant par les algorithmes de reconnaissance faciale et le quadrillage GPS des villes qui les transforment en véritables prisons à ciel ouvert, cet ensemble d’hypothèses nous fait plonger au cœur de l’enfer du capitalisme américain, de ses logiques totalitaires et sécuritaires et de ses processus de racialisation des corps.
Social
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Claude Nicolas Ledoux (1736-1806), l'un des architectes les plus actifs de la fin de l'Ancien Régime, s'affirma par la puissance monumentale de ses oeuvres, qui privilégient les agencements de volumes simplifiés conjugués à de subtils raffinements ornementaux. L'originalité de cet artiste visionnaire, auteur de la saline royale d'Arc-et-Senans et des barrières de Paris,(...)
Ledoux, maître à penser des architectes russes
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Claude Nicolas Ledoux (1736-1806), l'un des architectes les plus actifs de la fin de l'Ancien Régime, s'affirma par la puissance monumentale de ses oeuvres, qui privilégient les agencements de volumes simplifiés conjugués à de subtils raffinements ornementaux. L'originalité de cet artiste visionnaire, auteur de la saline royale d'Arc-et-Senans et des barrières de Paris, repose sur l'entrelacement de l'architecture et de la poésie. La France napoléonienne a ignoré Ledoux et rejeté son art et ses idées. Au XIXe siècle, les trois quarts de ses édifices ont été détruits. Pourtant, cette figure majeure de " l'expansion de l'art français ", selon l'expression de l'historien Louis Réau, a exercé une influence considérable en Europe et tout particulièrement en Russie. Alexandre Ier, qui accède au trône en 1801, désirait faire de Saint-Pétersbourg, en chantier depuis ses prédécesseurs, de Pierre le Grand à Catherine II et Paul Ier, la plus belle capitale européenne. Le mouvement de réforme opéré par l'architecture française, reflet de l'esprit des Lumières et des idées progressistes, trouva dans l'Empire russe un terrain fertile et se manifesta avant même l'installation d'Alexandre au pouvoir. Cette époque de gestation et de formation du classicisme russe fut celle de personnalités telles que Vallin de La Mothe, arrivé en 1759 dans la ville impériale, Kazakov, Starov et Bajenov. Avec Alexandre Ier, on assiste à l'Age d'or du classicisme, dont les principaux protagonistes sont Zakharov, Voronikhine, Lvov, les architectes français Thomon et Montferrand, l'Écossais Cameron, les Italiens Quarenghi, Gilardi, Rossi et la famille Adamini, qui partageaient une même inspiration ledolcienne, dont on constate la prédominance, jusqu'au XXe siècle, à Saint-Pétersbourg, Moscou, Kiev ou Iekaterinbourg. L'ouvrage d'Oxana Makhneva-Barabanova analyse les raisons du succès de Ledoux en Russie, en mettant en avant la pensée franc-maçonne et l'héritage littéraire des Lumières dans le fameux texte de l'architecte écrivain : L'Architecture considérée sous le rapport de l'art, des moeurs et de la législation (1804), livre dédié au tsar Alexandre Ier.
Architecture, monographies
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Dès l'invention du premier procédé de photographie, la daguerréotype, il apparaît évident que la nouvelle découverte doit être mise au service de l'archéologie, et remplacer désormais le dessin ou la gravure. Très vite, les vues des monuments se multiplient et les sites archéologiques italiens, fréquentés depuis deux siècles par les voyageurs du « Grand Tour », deviennent(...)
novembre 2006, Paris
Ruines italiennes : photographies des collections Alinari
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Dès l'invention du premier procédé de photographie, la daguerréotype, il apparaît évident que la nouvelle découverte doit être mise au service de l'archéologie, et remplacer désormais le dessin ou la gravure. Très vite, les vues des monuments se multiplient et les sites archéologiques italiens, fréquentés depuis deux siècles par les voyageurs du « Grand Tour », deviennent un motif de prédilection des photographes, en particulier des frères Alinari, qui, en 1854, ont créé à Florence leur atelier de reproductions d'art. Du nord au sud de l'Italie, de Suse à Ségeste, ils nous font découvrir l'immense amphitéâtre de Vérone, Rome, mille et mille fois glorifiée, entre Palatin, Forum et Colisée, la villa Hadriana et le temple de la Sibylle à Tivoli, les vestiges d'Herculanum, et surtout Pompéi, qui dévoile son immensité, ses intérieurs décorés, ses morts aussi, figés dans l'éternité. Dans le sud, ils montrent Paestum et ses temples immergés dans la solitude, les sites de Sicile, plus sauvages encore... Des images singulières, tout à la fois porteuses d'informations et d'émotion, entre décor antique « authentique » et cadre pittoresque du XIXe siècle, qui sont les premières représentations de ces lieux qu'aujourd'hui nous parcourons en touristes aisés, guide et appareil photo en main, trop rarement seuls. Outre les frères Alinari, d'autres photographes, italiens mais aussi anglais, allemands, français, ont fixé ces ruines et figurent dans ce livre : Brogi, Crupi, Caneva, Anderson, Graham, Macpherson, von Gloeden, Flachéron... Préface de Charles-Henri Favrod.
livres
novembre 2006, Paris
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Plus de huit personnes sur dix habitent en ville. Pour autant, la connaissent-elles ? Ne reste-t-elle pas synonyme d'idées reçues anonymat, violence, abondance côtoyant la grande pauvreté ? Certes elle est tout cela, mais aussi l'organisation humaine la plus aboutie et la plus complexe. Urbanistes, architectes, ingénieurs, sociologues, nombreuses sont les professions au(...)
Villes de papier : une anthologie de poétique urbaine
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Plus de huit personnes sur dix habitent en ville. Pour autant, la connaissent-elles ? Ne reste-t-elle pas synonyme d'idées reçues anonymat, violence, abondance côtoyant la grande pauvreté ? Certes elle est tout cela, mais aussi l'organisation humaine la plus aboutie et la plus complexe. Urbanistes, architectes, ingénieurs, sociologues, nombreuses sont les professions au chevet de la ville, priorité publique depuis plus de vingt-cinq ans. Ont-elles pour autant le monopole des discours pertinents sur la ville ? "je sais gré à Denis Caniaux de nous rappeler qu'une ville [...] se parcourt, qu'elle se découvre, qu'elle est pour nous une source de joies et de peines [...] De là de longs paragraphes consacrés à la ville rêvée, à la ville arpentée, à la ville explorée" : dans la préface qu'il donne à Villes de papier, Pierre Sansot insiste sur le fait que romanciers et poètes se révèlent souvent de remarquables analystes urbains et que leurs textes éclairent d'un jour original les questions sur la ville. La "poétique urbaine" ainsi ne pourrait-elle pas enrichir la "politique de la ville" ? Cette anthologie, plus de 50 auteurs du monde entier, plus de 130 extraits d'œuvres, du XIXe siècle à nos jours, nous invite à réenchanter notre vision de la ville, pour mieux la changer au quotidien. Elle nous propose une déambulation littéraire dans une, comédie urbaine, de Baudelaire à Guillevic, de Hugo à Gracq, de Vargas Llosa à Calvino, de Fernand Léger à Chamoiseau ou Valabrègue, en passant par Auster, Fallet, Dürrenmatt ou Kadaré. Un véritable ouvrage de référence pour tous ceux qui s'intéressent de près ou de loin à la ville.
Théorie de l’urbanisme
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Il aura fallu attendre près de cent cinquante ans pour que paraissent en français les premières traductions de textes de celui qui est considéré comme le plus grand théoricien allemand de l'architecture du XIXe siècle et dont l'influence est encore clairement perceptible dans les références de jeunes architectes européens. Le présent ouvrage offre un large éventail de(...)
Du style et de l'architecture: écrits, 1834-1869
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Il aura fallu attendre près de cent cinquante ans pour que paraissent en français les premières traductions de textes de celui qui est considéré comme le plus grand théoricien allemand de l'architecture du XIXe siècle et dont l'influence est encore clairement perceptible dans les références de jeunes architectes européens. Le présent ouvrage offre un large éventail de textes de Gottfried Semper qui vont des Remarques préliminaires sur l'architecture peinte et la sculpture des Anciens écrit en 1834, où est débattue la question de la polychromie de l'architecture antique, jusqu'à la conférence de 1869 intitulée "Des styles architecturaux" où est exposée de manière très synthétique sa théorie de l'architecture comparée et de la notion de style confrontée à l'émergence de la nouvelle théorie de l'évolution dont il veut bien admettre les conclusions quant aux organismes mais pas quant à l'évolution des formes artistiques. D'importants extraits de Der Stil sont traduits ici et les principaux éléments de la théorie du style de Semper, les concepts clés de «revêtement», de «beauté formelle», de «type» et d'«élément», font l'objet de traitements plus spécifiques dans des textes aussi différents que Les Quatre éléments de l'architecture, De la détermination formelle de l'ornement, L'Art textile ou Des styles architecturaux, tous traduits intégralement. L'ensemble devrait permettre d'appréhender la richesse et la complexité d'une pensée singulière pour qui la forme artistique - du simple récipient au temple de dimension colossale - est conçue bien au-delà du seul «besoin», et se cristallise en ce point où se croisent des lois et forces physiques, des contraintes matérielles inhérentes à l'utilisation de tel matériau, enfin des idées et volontés qui caractérisent l'homme en tant qu'animal politique et religieux. C'est à l'appréhension de ce foyer cosmique au sein duquel interagissent le physique, le matériel, l'histoire et le politique, que s'intéresse Semper mobilisant en permanence un vaste ensemble de références scientifiques, esthétiques, littéraires ou historiques.
Théorie de l’architecture
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Implanté au cœur du Palais-Royal depuis 1875, le Conseil d'État, institution en charge d'une double mission de conseil du gouvernement pour la rédaction des lois et règlements et de juge suprême en matière administrative, incarne la plus haute instance du pouvoir administratif. Si son rôle au sein de l'Etat n'est plus à découvrir, en revanche, la qualité architecturale de(...)
Le Conseil d'État au Palais-Royal : architecture décors intérieurs
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Implanté au cœur du Palais-Royal depuis 1875, le Conseil d'État, institution en charge d'une double mission de conseil du gouvernement pour la rédaction des lois et règlements et de juge suprême en matière administrative, incarne la plus haute instance du pouvoir administratif. Si son rôle au sein de l'Etat n'est plus à découvrir, en revanche, la qualité architecturale de ses bâtiments et ses riches décors intérieurs demeurent souvent méconnus. De grands travaux de restauration entrepris de 1997 à 2005 sous l'impulsion du vice-président Renaud Denoix de Saint Marc et sous la direction d'Alain-Charles Perrot, architecte en chef des monuments historiques, à l'occasion du 200e anniversaire de la création du Conseil d'Etat moderne en 1799, ont révélé l'écrin dévolu à cette institution et ont restitué l'ensemble des salles dans leur disposition connue à la fin du XIXe siècle. Au-delà d'une étude historique savante et rigoureuse, " Le Conseil d'Etat au Palais-Royal " éclaire ces lieux d'une connaissance nouvelle et convie à leur découverte à travers le temps, depuis la fondation du palais par le cardinal Richelieu et la présence constante de la famille d'Orléans à l'installation du Conseil au cœur du Palais-Royal. Proues, figures ailées, trophées militaires, foudres et armes, allégories - sculptés par Augustin Pajou, Jean-Baptiste Defernex, Antonin Gérard - ornent les façades du Conseil d'État et témoignent de ce prestigieux passé. L'escalier d'honneur construit par Contant d'Ivry, les douze allégories des deux principaux ministères ou secrétariats d'Etat au début de la IIIe République réalisées par jules Élie Delaunay pour la salle d'assemblée générale tout comme les peintures d'Henri Martin illustrant " La France laborieuse se présentant devant le Conseil d'Etat ", mais aussi les œuvres d'Auburtin, Caffiéri, Chabrol, Couder, Denuelle, Klagmann sont autant de richesses insoupçonnées minutieusement dévoilées pour révéler le caractère majestueux des lieux.
livres
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Si l'architecture et l'urbanisme du XIXè siècle ont fait, de longue date, l'objet d'une fondamentale réévaluation de la part des historiens et d'une réelle prise en compte de leur valeur patrimoniale, l'art des parcs et des jardins de cette époque reste en grande partie à découvrir, alors même qu'il se révèle comme l'un des mondes formels parmi les plus féconds et qu'il(...)
novembre 2001, Besançon
Édouard André (1840-1911) : un paysagiste botaniste sur les chemins du monde
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Si l'architecture et l'urbanisme du XIXè siècle ont fait, de longue date, l'objet d'une fondamentale réévaluation de la part des historiens et d'une réelle prise en compte de leur valeur patrimoniale, l'art des parcs et des jardins de cette époque reste en grande partie à découvrir, alors même qu'il se révèle comme l'un des mondes formels parmi les plus féconds et qu'il a durablement modelé le paysage, tant en France que dans le reste du monde. Une pratique paysagère renouvelée - qui va du petit jardin privé au projet urbain - alliée à une érudition horticole sans faille, au service d'une conception humaniste d'un métier émergent, place l'architecte paysagiste Édouard André au premiere rang de ces concepteurs qui surent diffuser à l'échelle planétaire les modèles français élaborés dans la mouvance d'Haussmann et d'Alphand, grand voyageur, de la Lituanie à la Bulgarie, de Liverpool à Montevideo, défenseur du style composite ou mixte, Édouard André a aussi fait oeuvre théorique en publiant en 1879 un ouvrage dont le succès ne s'est jamais démenti : "L'art des jardins. Traité général de la composition des parcs et jardins" où il synthétise brillamment réflexions esthétiques, techniques de réalisation, et connaissance des végétaux.
livres
novembre 2001, Besançon