Lors du troisième volet de Rivière, rivage, territoire : Futurs écologiques aux Jardins de Métis, une série thématique de trois ans organisée dans le cadre du Programme du CCA pour les étudiants à la maîtrise, les participants de l’édition 2025 ont pris part à une recherche collaborative afin d’explorer et de soutenir la manière dont les Jardins de Métis/Reford Gardens font face à un climat local en changement. Les Jardins de Métis est un laboratoire horticole historique qui, pendant des décennies, a établi un programme d’architecture du paysage international. Cette série se concentre sur l’évolution des conditions locales du site à travers ses liens avec la rivière Mitis, les rives du fleuve Saint-Laurent et leurs liens territoriaux avec ce qui est maintenant connu comme la Gaspésie.
Au cours de l’été, les étudiants ont développé un projet collectif ancré dans cet état de flux écologique, occasionné à la fois par les effets du réchauffement climatique et par les conséquences à court et à long terme de l’agriculture, de l’exploitation minière et d’autres industries extractives locales. Grand-Métis, au Québec, est devenu ainsi un microcosme pour réfléchir aux futurs écologiques plus larges de l’érosion du littoral, de l’épuisement des aquifères, de l’appauvrissement des sols et d’autres manifestations d’une écologie qui change rapidement. L’accent a été mis pour cette troisième année sur les pratiques de gestion du territoire créées et menées par les Jardins de Métis, en particulier pour comprendre l’émergence de nouveaux modèles de restauration écologique fondés sur la résurgence de futurs biodiversifiés. Les participants ont collaboré à mettre en œuvre un projet de recherche qui explore ce en quoi consistent les pratiques de gestion du territoire et leurs histoires contestées, afin de réfléchir à ce que l’avenir réserve pour leur capacité à générer une compréhension de la territorialité postcoloniale.
L’objectif était de mieux comprendre comment les Jardins de Métis, à travers des projets de gestion du territoire, de politiques et de création de lieux tangibles revalorisant la terre, influencent et entrent en dialogue avec les communautés environnantes, notamment les nations Wolastoqiyik et Mi’gmaq. Le groupe d’étudiants s’est concentré sur l’histoire du nationalisme agricole et de l’expérimentation en agriculture dans la région, en particulier à travers le rôle joué par la Commission de protection du territoire agricole du Québec, la consolidation de l’industrie forestière et/ou la nécessité d’introduire des pratiques de réensauvagement pour régénérer et soutenir la biodiversité des sols, des plantes et des animaux. L’intention était de permettre aux étudiants d’explorer et de proposer des façons de lire les multiples couches d’histoire liées à l’occupation du territoire, à la fois par les colons et les autochtones, que les règlements de zonage contemporains, les régimes de gestion forestière et la planification territoriale font apparaître dans les interfaces des Jardins de Métis. Les questions pouvant donner une orientation à la recherche étaient : qu’est-ce que des terres agricoles productives révèlent et cachent à la fois? Le réensauvagement s’approprie-t-il et promet-il un faux « retour » aux pratiques de gestion forestière autochtone? Qui devrait être impliqué dans les pratiques de planification territoriale, en particulier sur les sites marqués par des histoires contestées de dépossession des peuples autochtones? La biodiversité doit-elle être le principe directeur dans les régions qui dépendent de l’agriculture et d’autres industries extractives qui tirent profit de la terre?
Situés sur la rive est de la rivière Mitis, et donc sur les territoires ancestraux des Wolastoqiyik et des Mi’gmaq, les Jardins de Métis ont servi d’espace de dialogue et d’engagement communautaire en accueillant les étudiants pour une résidence de recherche d’un mois. À la fin juin, un rassemblement a été organisé par les étudiants aux Jardins de Métis pour cartographier de manière collaborative avec les visiteurs et les membres de la communauté la façon dont les gens ont vécu, travaillé et se sont installés dans la région, en tenant compte de divers points de vue. En juillet et août, les étudiants étaient en résidence au CCA afin de poursuivre leur projet de recherche collaboratif et participer à des événements et conversations avec d’autres chercheurs.
Participants
Amra Alagic
University of Waterloo
Hannah Whitlaw
University of British Columbia
Hiba Zubairi
University of Waterloo
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