Distiller les logiques existantes, concevoir la sociabilité
Kelly Shannon sur le fonds Minimum Cost Housing Group
Kelly Shannon était en résidence au CCA en décembre 2025 dans le cadre de Chercher et raconter, un programme qui encourage de nouvelles lectures de la collection du CCA soulignant divers aspects de la pertinence intellectuelle actuelle de celle-ci.
Vue de ECOL House construite sur le campus de l’Université McGill, vers l’année 1972. ARCH292203. AP149.S1.1972.PR01. Fonds Minimum Cost Housing Group, CCA. Don de Vikram Bhatt
Un fil conducteur, des premiers travaux aux plus récents
Dans les années 1970, le Minimum Cost Housing Group (MCHG), rattaché à l’École d’architecture de l’Université McGill, fait figure de pionnier dans la recherche sur les établissements humains. Il compte parmi les quelques centres de recherche universitaires de deuxième et troisième cycles qui prennent leur essor à la suite de la première Conférence des Nations Unies sur les établissements humains (Habitat I), en 19761. Le paradigme des établissements humains se construit alors « à la fois sur les ruines de la modernité et dans son prolongement »2. L’environnement physique est reconnu comme un facteur déterminant du développement socioéconomique, tandis que les approches privilégiées mettent l’accent sur une conception peu énergivore, économique, centrée sur les usagers et usagères, adaptée aux réalités culturelles et climatiques, ainsi que sur le recours à des technologies appropriées. La « notion nébuleuse d’établissements humains » permet d’aborder de manière féconde les oppositions entre planification formelle et informelle, d’une part, et entre environnements modernes et traditionnels, d’autre part3. Les milieux ruraux et urbains sont envisagés distinctement, tout en étant considérés comme indéniablement complémentaires. Plutôt que de rechercher des solutions universelles, ces études privilégient des stratégies ancrées dans leur contexte. Les centres de recherche s’intéressent à un urbanisme fondé sur les processus et aux défis que pose la conception de logements avec des moyens limités, dans un contexte de transformations socioécologiques rapides. Selon des modalités propres à chacun, ils conjuguent travail de terrain, ateliers de conception, ateliers internationaux intensifs, mandats de consultation, activités de renforcement des capacités, rapports techniques et projets de recherche.
Fondé en 1970 par Álvaro Ortega, le MCHG s’attaque directement aux crises mondiales du logement et de l’énergie, dans le prolongement des réflexions sur l’urbanisme de l’après-guerre et des débats postcoloniaux4. Le groupe remet fondamentalement en question les solutions architecturales génériques imposées d’en haut et associe avec ingéniosité réflexion théorique et réalisation de prototypes construits, une démarche qui le distingue des autres centres. Il préconise la conception participative, notamment les améliorations apportées par les usagères et usagers eux-mêmes, l’autoconstruction progressive et l’adaptation aux conditions environnementales au bénéfice des communautés marginalisées. Ses premiers travaux, sans doute les mieux connus, se distinguent par leurs innovations matérielles, notamment dans le cadre de l’ECOL Operation: Ecology + Building + Common Sense (1971-1976). Construite à titre de prototype sur le campus Macdonald de l’Université McGill, la maison ECOL est autonome (récupération des eaux de pluie), peu énergivore (toilettes à compost, panneaux solaires et éolienne) et réalisée à partir de matériaux recyclés (blocs de soufre)5.
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Parmi ces centres de recherche figuraient le Centre for Human Settlements de l’Université de la Colombie-Britannique; l’Architectural Association / Development Planning Unit de l’University College London; le Post Graduate Centre for Human Settlements de la KU Leuven; et l’École d’architecture de l’Université de Lund. ↩
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Viviana d’Auria et al., « The Nebulous Notion of Human Settlements: Tools for Orientation », dans Human Settlements: Formulations and (Re)calibrations, sous la direction de Viviana d’Auria et al., UFO2 (SUN Academia, 2010), p. 9. ↩
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D’Auria et al., « Nebulous Notion », p. 8–27. ↩
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Ortega était considéré comme un pionnier de la préfabrication, dont les expérimentations ont débuté à la fin des années 1940 dans sa Colombie natale. Voir Giaime Botti et Jorge Galindo-Díaz, « Scattered Archives and Neglected Histories: Álvaro Ortega », Perspectives in Architecture and Urbanism 2 (2025) : 100049. ↩
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Voir Lee Stickells, « “Ecologically Camping, Eating, Drinking Wine” : Material and Knowledge Flows in the Minimum Cost Housing Group’s ECOL Operation, 1971–76 », ABE Journal : Architecture beyond Europe, no 2 (2023); ainsi que ses travaux en tant que chercheur invité au CCA (2014–2015), notamment « Flushing Out Some Sanitary Pamphlets », Centre canadien d’architecture, https://www.cca.qc.ca/en/articles/issues/19/the-planet-is-the-client/2260/flushing-out-some-sanitary-pamphlets. ↩
Arthur et Elizabeth Acheson à ECOL House, vers les années 1972. ARCH292821. AP149.S1.1972.PR01. Fonds Minimum Cost Housing Group, CCA. Don de Vikram Bhatt
Ces premières réalisations jettent les bases d’une démarche d’observation des logiques spatiales et des modes d’appropriation par les usagers dans les pratiques de construction autonome en Inde et en Chine. Ces recherches donnent lieu à une série de manuels, dont How the Other Half Builds et Housing a Billion1. Les activités du MCHG dans l’hémisphère oriental sont principalement financées par la Direction des projets spéciaux de la Direction générale des services de coopération institutionnelle et de développement de l’Agence canadienne de développement international (ACDI), établissant ainsi un lien entre le financement de l’aide internationale et l’économie du savoir. Au milieu des années 1990, le groupe mène également des projets en Amérique latine, notamment au Venezuela, au Pérou et au Mexique, où il étudie les formes d’établissement produites par les habitants, l’appropriation des parcelles, l’évolution des habitations et la construction progressive. Avant la cessation graduelle de ses activités dans les années 2000, à la suite du départ à la retraite de son troisième directeur, Vikram Bhatt, le MCHG se penche aussi sur l’agriculture urbaine et l’habitat autochtone en Alberta et au Québec.
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L’étude comptait trois volumes : le vol. 1, Space (1984); le vol. 2, Plots (1986); et le vol. 3, The Self-Selection Process (1990). ↩
Les fondements d’un travail de terrain intensif
Profondément ancrée dans la pratique, la démarche du MCHG se caractérise par un processus itératif entre recherche (en conception) et intervention. Le groupe accorde une importance capitale au travail empirique sur le terrain, privilégiant une immersion prolongée et approfondie dans les contextes socioculturels et spatiaux, à l’opposé des visites éclair suivies de solutions toutes faites, devenues aujourd’hui une pratique trop courante dans les écoles d’architecture. Par l’observation participative, ses équipes cartographient et mesurent minutieusement les établissements humains, produisant des dessins à la main et des relevés d’une grande précision. Au fil des décennies, le MCHG constitue ainsi un vaste corpus de connaissances visuelles. La cartographie sert à rendre compte des multiples dimensions de l’habitat et des activités quotidiennes, invitant à reconsidérer les principes abstraits et uniformisants qui dominent depuis le modernisme. Une attention particulière est portée aux espaces de transition entre les sphères publique et privée, à la vie sociale qui se déploie entre les bâtiments et à l’appropriation collective des espaces construits. Des équipes réunissant le corps professoral, des étudiantes et étudiants des cycles supérieurs de McGill ainsi que des architectes locaux effectuent des visites de terrain, des enquêtes et des ateliers avec les communautés afin de documenter les conditions d’habitation et de mettre des prototypes à l’essai. Elles développent ainsi une compréhension des systèmes de savoirs et des pratiques autochtones avant même que cette notion ne soit formalisée. Les équipes tirent des enseignements des établissements existants, principalement informels, tout en élaborant une méthode d’évaluation après occupation.
Les observations de terrain constituent le socle des recherches en conception et, à terme, des propositions de lignes directrices en aménagement urbain et des recommandations en matière de politiques publiques. En Inde, les travaux du MCHG prennent la forme d’un véritable laboratoire vivant, où l’observation intensive, les échanges avec la population locale et l’expérimentation de différentes solutions de conception s’articulent en une méthode de recherche cohérente. Ils sont profondément marqués par une collaboration de huit ans (1984-1992) avec la Vastu-Shilpa Foundation for Studies and Research in Environmental Design, fondée à Ahmedabad par Balkrishna V. Doshi. Réalisé dans le cadre d’un projet de formation sur les établissements humains financé par l’ACDI, ce partenariat conjugue observation sur le terrain, documentation, recherche en conception (principalement autour du projet d’habitation Aranya) et diffusion des connaissances à des fins pédagogiques.
Pour dépasser la seule logique du « coût minimal », les principes de l’habitat évolutif et l’attention portée à la dimension sociale (notamment à l’imbrication des espaces de vie et de travail ainsi qu’aux espaces communs et aux cours intérieures) viennent renforcer une conviction fondamentale : les quartiers à faible revenu constituent des sources de savoir plutôt que des problèmes à corriger. À Indore (dans le centre de l’Inde), de nombreux établissements ordinaires — souvent informels — font l’objet d’études approfondies et d’analyses critiques visant à mettre en lumière leur intelligence spatiale et leurs qualités intrinsèques : compacité, adaptabilité, mixité des usages, adaptation au climat, réseaux sociaux et capacité de transformation progressive. Cette approche tranche radicalement avec les politiques de logement alors dominantes dans le domaine du développement, où la construction massive d’habitations standardisées entraîne souvent le déplacement des populations, mais aussi la disparition de leurs pratiques locales, au profit d’environnements stériles et rigides. Les recherches du MCHG contribuent à définir les principes d’aménagement du projet Aranya de Doshi, fondé sur la viabilisation progressive des parcelles, des noyaux d’habitation flexibles et un espace public clairement délimité. Les équipes documentent les transformations du quartier avant, pendant et après son occupation. Aranya constitue ainsi un véritable projet de recherche par la conception.
Bijith Ganga Bhasker et al., Extrait de An Architecture for the Developing World, vers les années 2002. ARCH292678. AP149.S1.1984.PR01. Fonds Minimum Cost Housing Group, CCA. Don de Vikram Bhatt © Minimum Cost Housing Group
Bijith Ganga Bhasker et al., Extrait de An Architecture for the Developing World, vers les années 2002. ARCH292678. AP149.S1.1984.PR01. Fonds Minimum Cost Housing Group, CCA. Don de Vikram Bhatt © Minimum Cost Housing Group
Mettre en scène la vie informelle, concevoir la spontanéité
En Inde, les travaux portent expressément sur la documentation et la conception de formes collectives, soit les espaces partagés entre les unités d’habitation, envisagés comme une typologie spatiale à part entière dans leur relation au logement. Le MCHG cherche autant à renouveler l’architecture du logement social qu’à dépasser les références canoniques de l’urbanisme occidental, en s’affranchissant des normes quantitatives et génériques abstraites. Les enseignements tirés de l’architecture et de l’urbanisme vernaculaires, ainsi que des formes bâties dépourvues de reconnaissance institutionnelle, ouvrent la voie à une lecture élargie des réalités du terrain, à une cartographie des rapports sociaux et à une représentation des liens humains au sein de l’habitat1. Cette orientation se prolonge dans les recherches que le groupe mène ensuite en Chine. Les regroupements d’habitations, les cours communes, les ruelles et les équipements collectifs y sont considérés comme des unités spatiales fondamentales. Les caractéristiques matérielles propres à l’environnement bâti sont reconnues comme des conditions essentielles au développement des activités économiques et à la vitalité de la vie sociale. Dans les villages ruraux existants, le passage de l’espace privé de l’habitation aux ruelles et aux cours semi-privées, puis aux rues semi-publiques et aux infrastructures publiques, fait de nouveau l’objet d’études. La vitalité organique de ces milieux est traduite en principes de conception applicables tant à l’amélioration des quartiers existants qu’à la création de nouveaux ensembles résidentiels. L’un des principes fondamentaux consiste à permettre l’ajout, le retrait ou la modification d’unités individuelles sans compromettre l’organisation générale de l’établissement. Le MCHG conçoit les conditions spatiales de la vie sociale en mettant progressivement en place des infrastructures, notamment des points d’eau et des voies de circulation, tout en laissant aux habitants le choix de parcelles de formes variées, adaptées aux logements multifamiliaux, à l’élevage, aux ateliers ou aux activités commerciales. La végétation occupe également une place importante, tant dans l’analyse que dans la conception.
En Chine, les interventions du MCHG dans les villages illustrent particulièrement bien son mode de travail collaboratif, exigeant et inscrit dans la durée. Elles relèvent toutes du programme de recherche Housing a Billion. Le volet Village Planning and Sanitation est mené conjointement par le MCHG et le Chongqing Institute of Architecture and Engineering. Deux projets de démonstration voient le jour : un nouvel ensemble de 1 000 logements dans le secteur de Fantin, à Shifang, une ville marchande du Sichuan (vol. 1), et une proposition d’amélioration du village de Jianlu, à Chongqing, qui compte 200 ménages (vol. 2). L’Université McGill collabore avec des architectes et des urbanistes locaux, tout en contribuant à leur formation, afin de concevoir des habitations économiques et adaptées aux pratiques culturelles dans des périphéries urbaines en pleine mutation. Les études de terrain examinent les hiérarchies spatiales des établissements informels, notamment dans les villages urbains où les populations migrantes se regroupent selon les liens de parenté et les activités professionnelles. Ces observations alimentent des simulations qui privilégient des parcelles de dimensions variables, pouvant accueillir des ateliers et des ménages multigénérationnels, plutôt que des trames standardisées. Ces expériences permettent de mettre à l’épreuve différentes configurations d’aménagement, des systèmes d’assainissement et des méthodes de construction2.
Tout en poursuivant des recherches apparentées à celles menées en Inde, le MCHG adopte en Chine une position critique à l’égard des déplacements de population, soulignant la fragilité des réseaux sociaux et économiques face à de telles interventions. À Jianlu, le groupe préconise l’amélioration in situ du tissu villageois existant, non seulement pour préserver les structures de parenté, mais aussi pour répondre aux impératifs de durabilité environnementale. Cette proposition constitue un contre-modèle aux politiques alors couramment appliquées. En 1992, le MCHG entreprend, en collaboration avec l’Université Tsinghua et le Beijing Institute of Architectural Design and Research, une étude sur la rénovation des habitations urbaines traditionnelles organisées autour de cours intérieures à Pékin. Sans intervenir directement dans la conception architecturale, il contribue à une analyse urbaine critique qui nourrit les débats plus larges sur le passage « des hutongs aux tours d’habitation »1.
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Les débats portaient sur la question de savoir si Pékin — et, plus largement, les villes chinoises — devait démolir les quartiers traditionnels de faible hauteur, caractérisés par leurs maisons à cour intérieure (siheyuan) et leurs ruelles (hutongs), pour les remplacer par de grands ensembles d’immeubles de grande hauteur. La controverse s’est intensifiée à partir des années 1990, lorsque les réformes du marché, la location de terrains et les ambitions de croissance des autorités municipales ont accéléré le réaménagement à grande échelle de la vieille ville. ↩
Diffuser les savoirs à l’échelle mondiale, privilégier les spécificités locales
Le MCHG constitue un laboratoire d’idées progressiste, réunissant des membres du personnel et de la communauté étudiante de différents pays, qui remet en question le paradigme moderniste occidental. Du milieu des années 1980 aux années 1990, ses recherches s’appuient sur l’idée que le tissu bâti résulte d’une connaissance approfondie des contextes locaux — tant de leurs caractéristiques géographiques (sols, topographie, eau et végétation) que des modes d’appropriation socioculturelle de l’espace. À l’instar de quelques autres établissements de recherche, le groupe reconnaît très tôt le potentiel de la recherche-action et des échanges entre territoires et cultures, tout en concentrant ses efforts sur ce qui est alors considéré comme l’un des principaux enjeux urbains : le logement abordable. Il systématise les connaissances relatives à la production de logements économiques, évolutifs et façonnés par leurs usagers et usagères (en tenant compte de contextes socioéconomiques particuliers). Plus fondamentalement encore, il élabore une méthode de portée durable permettant de tirer des enseignements des milieux habités existants (souvent développés sans intervention de concepteurs professionnels), et de leurs infrastructures sociales vécues, dans une perspective à la fois critique et dénuée de nostalgie.
Le fonds Minimum Cost Housing Group conservé au CCA rassemble des documents d’une grande diversité, notamment des maquettes, des dessins, des photographies et des diapositives, des propositions de recherche et des demandes de financement, de la correspondance privée, des modèles préparatoires et des rapports, des carnets de croquis et des documents audiovisuels. Cette abondance témoigne du dynamisme et de la curiosité intellectuelle du groupe. Dans le prolongement de ses recherches en conception, le MCHG contribue à l’élaboration de politiques nationales du logement en Inde et en Chine et propose la création d’un Centre for Human Settlements en Inde (aujourd’hui l’Indian Institute for Human Settlements). Afin d’élargir la diffusion des connaissances, il met sur pied, à partir des années 1980, des cours par correspondance qui associent enseignement, recherche et pratique professionnelle. Ses activités reposent systématiquement sur une collaboration étroite et des échanges avec des partenaires locaux, qui participent également à la rédaction de ses publications.
Les travaux du Minimum Cost Housing Group conservent aujourd’hui une pertinence remarquable. Face à la succession des crises contemporaines — politiques comme socioécologiques, auxquelles s’ajoute la pénurie de logements (convenables) —, ils offrent des enseignements précieux et des pistes de réflexion fécondes. La documentation systématique et l’évaluation critique des conditions sociales et écologiques propres à chaque contexte, ainsi que des réalités vécues sur le terrain, s’appuient sur une lecture spatiale rigoureuse qui continue de remettre en cause les solutions toutes faites. L’attention portée à une architecture et à un urbanisme économiques, écologiques et nourris par les savoirs des communautés correspond précisément aux trois exigences qui s’imposent aujourd’hui face au réchauffement climatique, à l’inabordabilité du logement et au creusement des inégalités. Le groupe œuvre au service de la « majorité mondiale » et envisage la rareté des ressources comme un moteur d’innovation. Ses enquêtes de terrain et ses expérimentations architecturales in situ contestent la standardisation et les approches descendantes, sans pour autant renoncer à l’ambition de voir grand — Housing a Billion! La méthode de travail du MCHG mérite d’être mieux connue et plus largement diffusée. Elle pourra, espérons-le, inspirer les générations d’architectes à venir tout en éclairant les décisions des responsables des politiques publiques.
Traduit de l’anglais par Marie-France Thibault
Résidence associée