Archéologie du numérique : complexité et convention représente le troisième et dernier volet d’une série d’expositions liées à la constitution d’archives numériques au CCA. Le programme Archéologie du numérique comprend vingt-cinq projets pour lesquels les documents numériques constituent des éléments essentiels à la compréhension du processus de conception architecturale. Dans le cadre des deux premières expositions, l’accès aux fichiers numériques avait été limité. En effet, beaucoup d’entre eux, en format natif, avaient été perdus ; le matériel qui aurait pu permettre d’ouvrir et de lire les fichiers restants n’existait plus ; les formats de stockage des données étaient devenus obsolètes ; les logiciels propriétaires ou commerciaux actuels n’étaient pas compatibles avec les données archivées. Dans cette exposition-ci, qui présente des projets plus récents, c’est l’inverse. Il existe une vaste quantité de documents numériques, relevant de nombreux projets, et les équipements matériels et logiciels qui permettaient de les lire il y a plus d’une dizaine d’années sont souvent toujours opérationnels. Les éléments exposés montrent comment une approche numérique de l’architecture a révélé de quelle façon des bâtiments peuvent être produits d’une manière fonctionnelle, rapide et économique, et avec plus de complexité, d’ingéniosité et de possibilités d’innovation qu’il n’était possible de l’envisager auparavant. Témoignant d’une grande diversité de pratiques développées dans un large registre d’échelles, les quinze projets figurant ici illustrent la période durant laquelle les technologies numériques sont passées du stade de l’expérimentation à celui de l’adoption généralisée.

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Plutôt que de présenter la vision particulière de chaque projet individuel, comme c’était le cas dans les deux premières expositions, ce dernier volet met l’accent sur les éléments communs, les hybridations des médias et des méthodes numériques, ainsi que les pollinisations croisées. Parmi les approches et les outils communs à plusieurs projets, on dénombre : les maquettes 3D haute-fidélité qui permettent de coordonner les échelles et les équipes ; l’information numérique directement fournie à des machines à commande numérique par ordinateur (CN) pour la fabrication, la construction et l’assemblage ; l’impression 3D pour la réalisation de maquettes ; les outils de visualisation de données utilisant la simulation des forces physiques en vue d’optimiser la structure et les systèmes infrastructurels et énergétiques ; les logiciels de détection de conflit entre les systèmes pour repérer les éléments à harmoniser ; et l’usage d’algorithmes, de programmes et de scripts pour la modélisation procédurale de formes, destructures, d’ouvertures, d’ombres portées, ainsi que la réalisation de diagrammes organisationnels.

Pour refléter l’association et l’entremêlement de ces méthodes dans les projets choisis, les salles de l’exposition sont organisées autour de cinq thèmes: Technologie 3D haute-fidélité ; Topologie et topographie ; Photoréalisme ; Données ; et Structure et revêtement. Les quinze projets sont disséqués pour mettre au jour leurs éléments numériques constitutifs en fonction de ces thèmes, puis sont comparés les uns aux autres. Les approches communes d’intégration des technologies numériques attestent de la transformation autant du processus de conception que du rôle de l’architecte, à un moment de l’histoire où l’architecture a passé un cap dans le domaine du numérique au-delà duquel nombre de ces technologies pionnières sont devenues la norme.

–Greg Lynn

L’exposition inclut du matériel provenant des projets suivants : Erasmus Bridge (Rotterdam, 1990-1996) de Van Berkel & Bos Architects; Chemnitz Stadium (Chemnitz, 1995) de Peter Kulka et Ulrich Königs; O/K Apartment (New York, 1995-1997) de Kolatan/Mac Donald Studio; Yokohama International Port Terminal (Yokohama, 1995-2002) de Foreign Office Architects; Interrupted Projections (Tokyo, 1996) de Neil M. Denari Architects; Kansai National Diet Library (Kyoto, 1996) de Reiser + Umemoto; Hypo Alpe-Adria Center (Klagenfurt, Autriche, 1996-2002) de Morphosis; Jyväskylä Music and Arts Center (Jyväskylä, Finlande, 1997) de OCEAN North; Witte Arts Center (Green Bay, États-Unis, 2000) d’Office dA; Phaeno Science Centre (Wolfsburg, Allemagne, 2000-2005) de Zaha Hadid Architects; Villa Nurbs (Empuriabrava, Espagne, 2000-2015) de Cloud 9; Eyebeam Atelier Museum (New York, 2001) de Preston Scott Cohen; Carbon Tower (prototype, 2001) de Testa & Weiser; BMW Welt (Munich, 2001-2007) de Coop Himmelb(l)au; Water Flux (Évolène, Suisse, 2002-2010) de R&Sie(n).

Commissaire : Greg Lynn, Los Angeles.
Équipe curatoriale : Martina Amato, Irene Chin, Viviane Ehrensberger et Stefan Sauter, CCA.
Graphisme : Jonathan Hares, Lausanne.

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